WHEN WAVES COLLAPSE Movements I

Il aime la science autant que la musique. L’étude des galaxies et l’observation des étoiles. Le post-rock, l’ambient, le shoegaze et le post-metal. Il s’appelle Travis J. Wiltshire. Il est un jeune compositeur et multi-instrumentiste résidant aux Pays-Bas. De son projet, baptisé When Waves Collapse, est né il y a quelques mois le premier volet d’un opus en deux parties, « Movements ». Un petit EP instrumental tout en reliefs stellaires et en mélodies solaires. Lire la suite

PER STORBY JUTBRING The Thief Bunny Society

Après une longue interruption, associée à une réflexion sur l’intérêt ou non de son existence, la rubrique dite de « La douceur du mois » est de retour chez Totoromoon. Parce que, parmi vous, nombreux sont ceux qui m’ont fait part de leur goût pour cette rubrique, qui se concentre sur une pièce de musique particulière, et qui remet parfois en lumière des pièces anciennes ou oubliées. Mais aussi parce que, dans le monde de plus en plus fou qui est le nôtre, je me dis que, plus que jamais, c’est de douceur et d’amour dont nous avons besoin.

La pièce que j’ai choisie pour ouvrir cette nouvelle année de douceur est une ode à l’enfance. L’enfance et ses mystères inexplicables, l’enfance et son imaginaire, l’enfance et sa magie. Extraite de « The Thief Bunny Society », bel album auquel elle a donné son nom, elle est née du talentueux compositeur, producteur et multi-instrumentiste suédois Per Störby Jutbring. Une nouvelle merveille néo-classique magnifiquement orchestrée, à savourer pour voyager les yeux fermés. Lire la suite

OGINO Lueurs

Au printemps dernier paraissait « Lueurs », deuxième album d’Ogino. Après avoir à de nombreuses occasions partagé la scène avec des groupes de renom tels Papier Tigre, Pneu, Rien ou encore La Terre Tremble, le trio clermontois prépare à présent la sortie de cet opus au format vinyle. Un opus de math rock instrumental dynamique et aux sonorités très organiques, parfait pour illuminer les jours de pluie. Lire la suite

Totoromoon’s Top 2019

Des rêves par-delà les nuages, des sourires par milliers, de la douceur à foison, et de la musique dans le coeur, c’est ce que je souhaite à chacune et chacun de vous pour cette nouvelle année.

Merci d’avoir été aussi nombreux à me témoigner votre soutien et votre affection lors de la période sombre qui a clos mon année. Je suis reconnaissante d’avoir des lecteurs dont la fidélité, la bienveillance et la gentillesse n’ont pas de prix pour moi et me donnent foi dans le monde souvent dur et parfois fou qui est le nôtre. J’ai hâte de partager cette nouvelle année avec vous tous.

Cette année, comme l’année dernière, j’ai choisi de ne réaliser qu’un seul top musical, mêlant tous les genres à l’honneur chez Totoromoon… post-rock, post-metal, néo-classique, dream pop, shoegaze et folk. 20 albums et 10 EP choisis parmi les nombreuses beautés musicales qui ont fait mon année 2019. N’hésitez pas à me faire part de celles qui ont fait la vôtre.

Très belle année 2020 à vous,

Eglantine Lire la suite

CODES IN THE CLOUDS Codes In The Clouds

J’ai commencé à travailler à 19 ans, à temps partiel pendant mes études, dans une petite maison d’édition, puis à temps plein, comme bibliothécaire, depuis quinze ans. Mais cet automne, pour raisons de santé, j’ai dû arrêter temporairement toutes mes activités. Aujourd’hui, cela fait plus de deux mois que je ne travaille plus. Et c’est la première fois. La première fois que je ne travaille plus pendant aussi longtemps. Récemment, un ami me demandait si je ne m’ennuyais pas, à être chez moi sans travailler depuis si longtemps. Mais non, je ne m’ennuie pas. Pas une seconde. Ce qui m’ennuie, c’est la maladie. C’est sentir mon corps m’échapper. Mais, dans nos sociétés où tout va de plus en plus vite, trop vite, où on nous demande sans cesse de raccourcir les délais, il est bon, parfois, de s’autoriser à prendre son temps. Et les longues heures que j’ai dû passer à regarder le plafond dans mon lit, pour laisser mon corps s’adapter aux traitements, me l’ont rappelé. Cesser de s’agiter dans tous les sens. Arrêter de se précipiter. Arrêter d’avoir le tournis. Se reconnecter à soi. Doucement.

Il est ainsi des disques dont la maturation est si longue que l’on désespère de savoir s’ils verront le jour… un jour. Le troisième album des Anglais de Codes In The Clouds est de ceux-là. Ecrit puis enregistré entre 2012 et 2015, il aura fallu patienter plus de trois années supplémentaires pour le voir paraître chez Hobbledehoy Records. Mais il est la preuve que prendre le temps de laisser mûrir les choses n’est jamais vain. Que la patience a toujours du bon. Car il est un enchantement à savourer. Doucement. Lire la suite

OISEAUX-TEMPETE From Somewhere Invisible

J’avais quitté Oiseaux-Tempête après son premier album. Fascinée par « Oiseaux-Tempête » premier du nom et les concerts qui avaient accompagné sa sortie, je l’avais beaucoup moins été par les albums suivants. Et puis, il y a quelques mois, arrivait dans ma boîte à lettres « From Somewhere Invisible », quatrième album studio du groupe. Peut-être était-ce le moment de cette soirée où mon esprit cherchait à épancher une mélancolie trop prégnante ? Peut-être était-ce le contexte de ma vie trouble et troublée à cet instant ? Mais la première écoute de « From Somewhere Invisible », ce soir-là, m’a saisie aux entrailles. Ravissement sombre et parfait, elle a mis en mots et en notes l’état ineffable dans lequel je me trouvais, à ce moment précis. Lire la suite

PRAY FOR SOUND Waves

L’année dernière, je recevais dans ma boîte à lettres « Waiting Room », troisième album de Pray For Sound. Un opus instrumental en forme de renouveau, tout en douceur, en dépouillement et en délicatesse. Apaisement tendre et parfait au coeur de l’été. Cet hiver, le quatuor mené par Bruce Malley est de retour avec « Waves ». Un opus plus contrasté, oscillant entre délicatesse éthérée et rythmes délicieusement enlevés. Bijou de lumière parfait pour cette fin d’année. Lire la suite

HANIA RANI Esja

A 20 ans, j’apprenais que j’avais une maladie du coeur. A 40 ans, il y a quelques semaines, j’apprenais que j’avais une maladie du cerveau aussi. D’abord il y a l’inquiétude. Puis la colère et la rage. Puis la tristesse. Et enfin, la résilience. Telle est la vie. Une lutte incessante. Mais je l’aime malgré tout.

Souvent, je m’épuise à faire en sorte que le monde autour de moi soit tel que je le rêve. Souvent, je m’épuise à vouloir oublier les blessures. Souvent, je m’épuise à sourire pour cacher le noir tout au fond. Mais du fond des jours sombres et des nuits tristes, il est toujours un horizon où point la lumière. Il est là même quand, de mon coeur en morceaux et de mes yeux noirs, je ne le perçois plus. Et la musique finit toujours par m’aider à me le rappeler.

Après plusieurs semaines à regarder le plafond dans mon lit, sans être capable de faire autre chose que de laisser mon corps s’adapter aux traitements, j’ai décidé de reprendre la plume. Ce matin, je ne regarde plus le plafond, mais le ciel par la fenêtre de mon nouveau petit nid sur les toits de l’Opéra Bastille. J’ai coupé mes longs cheveux. J’écris en pyjama. Mais je suis là. Vivante et reconnaissante de l’être.

Hania Rani partage sa vie entre Varsovie et Berlin. Après de nombreuses et prestigieuses collaborations, la jeune artiste a donné le jour il y a quelques mois à son premier album de piano solo. Un album personnel et épuré, dans lequel elle confie se livrer tout entière. C’est avec lui que sa musique est entrée dans ma vie. Ses notes de piano délicates, sans aucun artifice, mues simplement d’une éblouissante sensibilité, m’ont accompagnée le longs de ces jours sombres et de ces nuits tristes, et m’ont aidée mieux qu’aucunes autres à retrouver le chemin de la lumière.   Lire la suite

FLASH THE READIES Duna

Flash The Readies est né en République Tchèque en 2006, mais ma rencontre avec le groupe ne date que de quelques semaines, à la faveur d’un beau vinyle tout de jaune translucide vêtu, arrivé dans ma boîte à lettres par les bons soins des excellents Dunk! Records. Quelques minutes d’écoute auront suffi à me convaincre de la beauté saisissante de « Duna », hommage au célèbre « Dune » de Frank Herbert, et dernier album en date du quintet tchèque. Un superbe opus de post-rock à la fois ciselé, immersif et poignant, à découvrir absolument. Lire la suite