MAYBESHEWILL Not For Want Of Trying

maybeshewill (1)

La grisaille de l’hiver n’étant toujours pas partie, plusieurs solutions s’offent à nous : aller voir son médecin pour se faire prescrire de toute urgence des ampoules de vitamine D, ou combattre le mal par le mal avec un petit morceau de musique cathartique qui décoiffe, décape les tympans et nous donne envie de nous secouer la tête dans tous les sens jusqu’à réussir à s’en étourdir pour extérioriser nos petits traumas et oublier combien le ciel est bas dehors. 

Formé en 2005 à Leicester, Maybeshewill est aujourd’hui un quintet qui aime l’expérimentation et qui va pouvoir nous aider à nous défouler et à voir la vie de plus haut, sans en passer par la cure de vitamine D.

Rock, post-rock, math-rock, leur musique est à la croisée des chemins et c’est peut-être pour cette raison qu’elle me parle autant. Pour un petit rappel des définitions de ces genres qui me sont chers, vous pouvez lire ou relire mon article sur la soirée post-rock du Divan du Monde, par ici.

Instrumentaux, leurs titres savent être aussi bien très puissants et que très doux, et se parent par moments de samples de dialogues cinématographiques, comme c’est le cas dans le morceau que je vous propose aujourd’hui. Et si j’aime particulièrement ce morceau, outre sa construction fascinante, c’est parce qu’il intègre des extraits du film « Network », réalisé en 1976 par l’un de mes réalisateurs favoris, le grand Sidney Lumet. Si vous avez peur de la musique qui décape les tympans, ne vous arrêtez tout de même pas à la première minute de ce titre, faites un tout petit effort pour aller au-delà d’une minute trente, vous risquez de ne pas être déçu : les rythmes changent, les sonorités de guitares puissantes se brisent pour s’adoucir au clavier et revenir de manière subtile dans un schéma mélodique tout en force et réellement abouti.

Le thème porté par le film « Network », et donc par ce morceau, est très sombre et peut justement nous aider à relativiser nos petits maux de l’hiver. Critique acerbe sur le pouvoir et le monde de la télévision, et plus généralement sur une société qui se déshumanise, ce film est un petit bijou que je vous recommande chaudement si vous ne l’avez pas déjà vu (pour la filmographie de M. Lumet, c’est par ici).

A présent, prévenez vos voisins qu’un déluge sonore bizarroïde risque de s’abattre dans votre salon pendant quelques minutes. Mais, pour vous faire pardonner, vous pouvez leur expliquer combien cela a des chances de vous faire du bien, et peut leur faire du bien aussi par voie de conséquence, et s’ils ne sont pas convaincus, libre à vous d’en rejeter la faute sur moi, j’assumerai pleinement.

Voici donc une vidéo amateur très réussie de Not For Want Of Trying, extrait de l’album éponyme, le 1er du groupe, paru en 2008 :

Vitaminiquement vôtre,

Totoromoon

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6 réflexions sur “MAYBESHEWILL Not For Want Of Trying

  1. Ah mais ça donne très envie ça! Malheureusement, on n’a pas les CD à la média mais ça ne m’empêchera pas de découvrir ce groupe dès ce we avec d’autres plateformes d’écoute! Merci! Bon we!

  2. tout à fait le genre de musique qui permet de partir très loin, là où aucuns soucis ne peut nous atteindre, là où on se sent vivre, là où le corps se trouve en harmonie avec le son, là où on a juste envie de rester ! grazie mille pour cette évasion pleine d’émotions diverses

  3. Pingback: MAYBESHEWILL I Was Here For A Moment, Then I Was Gone | totoromoon

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