INTERPOL El Pintor

Interpol_El Pintor

Il y a dans la musique d’Interpol une forme de romantisme noir et stylisé qui m’a toujours plu.

Alors bien sûr, depuis la vibrante prestation de l’Alhambra en juin dernier et les trois nouveaux titres dévoilés à cette occasion (mon live report de cette soirée, à lire ou à relire par ici), j’attendais avec une impatience non dissimulée la sortie d’ « El Pintor », cinquième album des emblématiques rockeurs aux costumes sombres.

Le groupe a choisi l’anagramme de son nom et le mot peintre en espagnol pour baptiser ce nouvel opus. Et en effet, c’est une oeuvre proche d’une toile de maître que nous offrent les new yorkais, désormais sous la forme d’un trio après le départ de leur bassiste, mais plus en forme que jamais. Les lettres sont redistribuées, mais le son d’inspiration cold wave est toujours tel qu’à l’origine, inimitable.

Je ne suis pas de ceux qui pensent (en ronchonnant) qu’Interpol est le groupe d’un seul album, et que, depuis la sortie du sublime « Turn On The Bright Lights » en 2002, il n’a fait que décevoir. Depuis ce premier album marquant, il ne m’a pas enthousiasmée sur chaque titre c’est vrai mais, hormis sur scène où je trouve qu’il manque cruellement de générosité, il ne m’a jamais déçue. Au fil des compositions , j’ai toujours retrouvé ce son particulier, froid et sombre, cette voix abyssale, et cette profondeur qui parvient à me transpercer. Et « El Pintor » ne déroge pas à la règle.

Le disque démarre très fort, avec trois premiers morceaux de haute volée : All The Rage Back Home, premier single, ouverture du disque éclatante et déjà un bon nombre d’écoutes dans ma chaîne hifi, My Desire, dont l’épaisseur sombre m’avait déjà séduite à l’Alhambra, puis Anywhere et son envolée de percussions.

Des riffs de guitares aiguisés et fulgurants, une batterie déchaînée, une voix superbement déployée, la recette est toujours maîtrisée et savoureuse. Le groupe navigue habilement entre la douceur travaillée et l’explosion rock, le tout empreint d’une omniprésente et belle gravité. Et, bien que le disque soit marqué par une apparente homogénéité, les émotions qu’il génère sont aussi subtiles que variées.

A la fin du disque, Tidal Wave et Twice As Hard, de leurs échos de voix envoûtants, forment deux conclusions majestueuses à ces 40 minutes pleines d’éclat.

Avec « El Pintor », Interpol signe un retour sombre, élégant et inspiré.

A écouter, All The Rage Back Home (vidéo officielle) :

Tracklist :

  • All The Rage Back Home
  • My Desire
  • Anywhere
  • Same Town, New Story
  • My Blue Supreme
  • Everything Is Wrong
  • Breaker 1
  • Ancient Ways
  • Tidal Wave
  • Twice As Hard

Les new yorkais d’Interpol seront en concert à Paris, à l’Olympia, le 27 janvier 2015. Avis aux amateurs.

Totoromoon

 

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4 réflexions sur “INTERPOL El Pintor

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