INTERPOL à l’Olympia

Interpol Olympia 27.01.2015  (1)

La dernière fois que j’ai vu Interpol en concert, c’était il y a quelques mois, dans la douce chaleur du mois de juillet à l’Alhambra. En cette journée de début d’été, le rock froid et sombre de Paul Banks et ses comparses avait merveilleusement enflammé la petite salle parisienne.

Cette semaine, les costumes noirs des new-yorkais étaient de retour à Paris. Au mardi soir d’été a succédé un mardi soir d’hiver. A la douce chaleur lumineuse se sont substitué le froid et l’obscurité. L’hiver, la saison qui correspond le mieux à la musique à l’héritage coldwave, sombre et glacée d’Interpol.

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La première date ayant très vite affiché complet, une seconde s’y est ajoutée, et c’est donc dans un Olympia comble que le groupe a officié il y a quelques jours. L’accueil du public parisien est plus que chaleureux. Les applaudissements et les cris se répandent comme des vagues enthousiastes dès lors même que le groupe entre en scène et à chaque ouverture de titre.

Les costumes sombres sont toujours de mise, si ce n’est pour les petites chaussettes rouges qui dépassent sous le pantalon un peu court de Daniel Kessler. Sam Fogarino surplombe l’assistance derrière sa batterie et ses petites lunettes, tandis que les deux musiciens aux cheveux longs qui accompagnent le groupe en tournée, à la basse et aux claviers, se partagent la droite de la scène.

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Comme toujours, la voix de Paul Banks a besoin de quelques mesures de chauffe avant de réussir à se poser et à envoûter la salle. Je me demande même si elle n’est pas, ce soir, contrariée par un rhume car elle me semble mettre plus de temps que d’habitude à trouver son équilibre et à prendre toute son ampleur caverneuse.

Le set est très carré et la setlist n’est pas révolutionnaire par rapport au concert estival, mais l’ensemble est maîtrisé et le groupe fait preuve de beaucoup plus d’enthousiasme que sur ses tournées passées. Comme à l’Alhambra, il semble heureux de jouer, Paul Banks remerciant entre chaque morceau et échangeant de longs sourires avec le public, et cela fait remonter le capital sympathie longtemps mis à mal du groupe dans mon estime.

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Comme en juin, c’est un titre de « Turn On The Bright Lights », leur premier album paru en 2002, qui ouvre le concert. C’en est un autre qui le clôturera. Et, comme en juin, les albums le plus anciens et les singles du groupe seront à l’honneur tout au long du set.

Un titre d’ « Our Love To Admire », opus sorti en 2007 et totalement absent de la setlist précédente, fait son apparition ce soir. Malheureusement, Rest My Chemistry n’est selon moi pas du tout le meilleur titre de cet album qui renferme quelques pépites. En revanche, je suis heureuse d’entendre The New, toujours extrait du premier album, que je n’avais encore jamais eu l’occasion d’entendre et qui prend une très belle ampleur en live avec ses guitares grisantes.

L’ensemble est à la fois noir et enlevé. Sombre et profond. Les jeux de lumières répondent aux abysses sonores, tandis qu’en fond de scène des vidéos sombres et saccadées succèdent aux mains entrelacées évoquant la pochette du dernier album du groupe.

Puis, après le remuant Slow Hands qui vaudra quelques remous dans la fosse, le merveilleux Not Even Jail, mon titre favori du groupe, me fait vibrer et me ravit. Ce morceau puissant est sans nul doute celui que les new-yorkais parviennent le mieux à transcender en live.

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Le show est court et je le regrette : une petite heure à peine après le début du concert, le groupe rentre en coulisses avant de revenir pour les désormais traditionnels trois titres supplémentaires. On en connaît de plus généreux…

Malgré tout, ces trois titres sont si beaux et si bien choisis, qu’on en arrive à oublier ses frustrations. All The Rage Back Home, excellent single d’ « El Pintor », dernier album en date (ma chronique à lire ou à relire ici), précède le sublime Lights, l’un des plus beaux morceaux récents du groupe, qui lui-même devance le magistral et chargé en souvenirs émus pour moi, Stella Was A Diver And She Was Always Down. Ce dernier titre ne sera pas joué le deuxième soir, et rien que pour cela et pour voir le groupe fouler pour la première fois la scène de l’Olympia, je suis heureuse d’avoir pris ma place pour la première date.

Une soirée courte, mais intense et pleine de belles émotions.

Setlist du concert, Olympia 27/01/2015 :

  • Say Hello To The Angels
  • Anywhere
  • My Blue Supreme
  • Evil
  • Take You On A Cruise
  • My Desire
  • The New
  • Everything Is Wrong
  • NYC
  • Breaker 1
  • Rest My Chemistry
  • Slow Hands
  • Not Even Jail
  • PDA

Encore :

  • All The Rage Back Home
  • Lights
  • Stella Was A Diver And She Was Always Down

Voici les morceaux joués en rappel à découvrir ou redécouvrir :

All The Rage Back Home :

Lights :

Stella Was A Diver And She Was Always Down :

Site officiel : http://interpolnyc.com/

Totoromoon

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2 réflexions sur “INTERPOL à l’Olympia

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