GHINZU au Trianon

GHINZU-AU-TRIANON

Voilà de longues années que j’attendais le retour de Ghinzu. Ces belges connus pour faire leur entrée sur scène au son de la bande originale de « Star Wars », et dont les concerts ont laissé dans ma mémoire des souvenirs marquants. Car Ghinzu, en live, c’est une énergie à couper le souffle. Une rafale de rock explosif qui réussit à faire vibrer toutes les salles de concert sur lesquelles elle s’abat.

Alors même que ses premiers opus, parus en 2000, 2004 et 2009, n’ont pas pris une ride et continuent de tourner régulièrement dans mon baladeur MP3 malgré leur grand âge (les excellents titres The Dragster Wave et This Light en tête), le groupe prépare la sortie d’un nouvel album. En guise de warm-up initiant la naissance de cet album attendu, Ghinzu était donc de retour sur scène pour cinq dates exceptionnelles, dont la dernière se tenait à Paris, dans le joli théâtre du Trianon. Une soirée à guichets fermés déjà mémorable, à laquelle j’ai eu la chance de pouvoir assister.

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Ce soir, au Trianon, Ghinzu est seul maître sur scène. Pas de première partie, un set annoncé à 20h tapantes, et une salle déjà archi comble plus d’une heure avant le début du concert. Le ton est donné. Les fans sont là. Heureux et impatients.

Il est en effet 20h zéro zéro quand les lumières s’éteignent et qu’une vague de hurlements tonitruants se répand dans la salle. La clameur du public est telle que mes tympans ont du mal à le croire. Avant même que le groupe entre en scène, l’enthousiasme de l’auditoire me colle le sourire jusqu’aux oreilles. C’est comme si je sentais venir un grand moment. Et je ne vais pas être déçue, car grand, il le sera, ce moment.

Cette fois, ce n’est plus la musique de « Star Wars » qui annonce l’arrivée du groupe sur scène, mais celle d’ « Il était une fois dans l’Ouest », d’Ennio Morricone. Entrer en scène sur la musique de ce maître italien, il fallait oser. Et Ghinzu n’a peur de rien. Il sait qu’il sera à la hauteur.

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Le set s’ouvre sur un nouveau titre inédit, Face. Le son est un peu brouillon et les basses trop fortes, mais l’énergie communicative est déjà là. Les jeux de lumière se reflètent sur les longues bandes d’aluminium qui habillent le fond de scène. Le show commence et ce seront au total 4 morceaux inédits que le groupe interprétera ce soir. Des morceaux différents de mes préférés des premiers albums, mais toujours rattrapés par la présence du clavier que j’aime tant chez Ghinzu, avec mention spéciale pour le doux Forever qui m’a particulièrement plu.

Le quintet belge est dans une forme olympique, et le public le lui rend bien. Si bien que même le groupe semble étonné de recevoir un tel accueil parisien. La fosse n’en finit pas de hurler, chanter, sauter, danser. Le premier balcon et une grande partie du deuxième balcon sont debout. Les murs tremblent et les vibrations chatouillent le sternum.

La setlist me comble, surtout lorsque s’enchaînent les excellents The Dragster Wave et 21st Century Crooners. Le délicat This Light et son envolée puissante, où la voix de John Stargasm est merveilleusement mise en avant, dans sa retenue comme dans sa force, continue ensuite de me combler. Un délice. La suite ne faiblira pas, avec Do You Read Me ?, John debout sur son tabouret de piano, Mirror Mirror, Dream Maker et par dessus-tout, la sensationnelle version live de Mine. Enflammée et déjantée à souhait, elle vient clore la première partie du set dans un tourbillon sonore phénoménal.

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Le public semble en transe, les décibels qui émanent de la fosse n’ont pas faibli un seul instant. Le rappel ne se fait pas attendre, s’ouvrant en douceur et s’achevant dans l’explosion jouissive du diptyque Jet Sex et Cockpit Inferno.

Les musiciens quittent de nouveau la scène, mais les lumières demeurent éteintes, et ils ne tardent pas à revenir une seconde fois. Et s’ils reviennent, c’est pour donner la touche finale à ce show mémorable, avec l’excellent Blow que j’attendais. Parfaite conclusion d’une soirée à couper le souffle.

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Même les fans de la première heure qui ont pu être déçus par les compositions les plus récentes du groupe le reconnaissent : le talent scénique de Ghinzu est incontestable. Et il ne s’est pas émoussé, malgré le temps qui passe et le silence de ces dernières années. Le groupe belge est bel et bien un maître de la scène. Et c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

… … …

Setlist du concert, Le Trianon 25/10/2015 :

  • Face
  • Cold Love
  • Barbe Bleue
  • Take It Easy
  • Dragon
  • The Dragster Wave
  • 21st Century Crooners
  • This Light
  • Out Of Control
  • Do You Read Me ?
  • Mirror Mirror
  • Dream Maker
  • Mine

Encore :

  • Forever
  • Jet Sex
  • Cockpit Inferno

Encore 2 :

  • Blow

… … …

A écouter, The Dragster Wave (live aux Vieilles Charrues, 2009) :

Site officiel : http://www.ghinzu.com/

Totoromoon

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4 réflexions sur “GHINZU au Trianon

  1. J’adore le titre Blow, une étrange aura de noirceur mélancolique enveloppe de désespoir la puissance de ce morceau très proche du post rock. 🙂

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