THE DIVINE COMEDY Foreverland

The Divine Comedy_Foreverland

Six ans après « Bang Goes The Knighthood », paru en 2010, la pop orchestrale du perfectionniste et talentueux Neil Hannon est de retour avec « Foreverland », onzième album de The Divine Comedy. Un retour que j’attendais avec une impatience non dissimulée et qui m’a comblée de bonheur tant il est réussi. Une fois de plus, Neil Hannon signe ici un petit bijou à dévorer jusqu’à la dernière miette. Un délice.

Il y a quelques semaines, je m’étais déjà régalée des clips de Catherine The Great, puis du fabuleux How Can You Leave Me On My Own, dévoilés avant la sortie de l’album. Le décor, rococo, historico-décalé et plein d’auto-dérision, était déjà joliment planté dans ces deux singles réussis.

Avec « Foreverland » et ses douze chansons, Neil Hannon n’a pas perdu une once de sa superbe et de son sens du détail. Songwriting impeccable, mélodies immédiatement accrocheuses, et toujours cette touche d’espièglerie qui en fait tout le sel. Clavecin, cuivres et cordes répondent aux choeurs et à la voix singulière de Neil Hannon. Il y a ici quelque chose de délicieusement désuet. Et tout est assumé avec un petit sourire en coin. Les orchestrations savent se faire tantôt simples, tantôt sophistiquées… toujours somptueuses. L’ensemble est sous-tendu par une mélancolie lancinante, mais ne perd jamais de cette légèreté qui caractérise ce qu’on aime chez The Divine Comedy.

Tout l’album se déroule à bonheur, mais il y a en son coeur un triptyque qui a su d’emblée me faire vibrer, et que je ne cesse depuis de me repasser en boucle. Ainsi, après un romantique duo avec sa compagne, Neil entonne The Pact. Se dessine alors une valse sublime où accordéon et violons se marient à merveille. Vient ensuite le magnifique To The Rescue, son clavier, son clavecin, ses choeurs, sa trompette et ses harmonies de cordes voluptueuses à souhait. La voix y est particulièrement suave et savoureuse, un bonbon de douceur et de sensibilité. Enfin, How Can You Leave Me On My Own déploie ses rythmes irrésistibles. Ici, le crooner se déguise en Napoléon et se désespère de l’absence de sa dulcinée en déambulant à bicyclette et en mangeant des chips dans son immense château. Et c’est impossible de ne pas fondre. Drôle et intelligent à la fois, toujours élégant, là est toute la force de Neil Hannon.

Ensorcelant.

Si « Promenade » et « Absent Friends » garderont toujours une place privilégiée dans le coeur de la fleur bleue sensible que je suis, nul doute que ce « Foreverland » a su s’y faire également une place de choix. Un album de pop gracieuse et audacieuse dans le paysage musical actuel. Parfait remède à toute forme de morosité, à prescrire sans modération.

The Divine Comedy sera en concert les 24 et 25 janvier à Paris aux Folies Bergère, et en tournée dans toute la France dès novembre.

A savourer avec les yeux et les oreilles, le fabuleux How Can You Leave Me On My Own :

Tracklist :

  • Napoleon Complex
  • Foreverland
  • Catherine The Great
  • Funny Peculiar
  • The Pact
  • To The Rescue
  • How Can You Leave Me On My Own
  • I Joined The Foreign Legion (To Forget)
  • My Happy Place
  • A Desperate Man
  • Other People
  • The One Who Loves You

Site web : http://thedivinecomedy.com/

Totoromoon

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