STEMS Severance

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A la croisée du post-rock et de la musique classique, Stems fait partie de ces groupes qui parlent à la musicienne protéiforme que je suis. Du piano classique feutré à la guitare basse hautement électrisée. De Schubert, Chopin et Brahms à tous les rockeurs et post-rockeurs qui font vibrer mon coeur… je me sens parfois un joyeux mélange des genres à moi toute seule.

Stems vient de donner le jour à un nouvel opus, « Severance », trio de jolis morceaux pour trio de musiciens inspirés. Un petit disque immersif et savoureux à souhait, à découvrir.

Passionné à la fois de rock et de musique classique occidentale et indienne, le compositeur et guitariste John Dorr, fondateur du groupe, a eu l’ambition de chercher à créer des liens nouveaux entre instruments et sonorités classiques, et guitare expérimentale. Ainsi est né Stems, en 2011 à Huddersfield, au Royaume-Uni. Ici, la guitare de John Dorr se marie avec le violoncelle de Christine Avis et la batterie d’Asher Leverton, pour former un trio original et singulier.

Les compositions sont belles et allongées, oscillant entre simplicité aérienne et complexité mesurée. Parfois, le violoncelle s’envole avec la guitare, parfois, il tonne avec la batterie. Liant parfait entre instruments si dissemblables, devenus tout à coup si proches. Et fil conducteur de phrases mélodiques joliment ciselées.

Le groupe aime les arts sous toutes leurs formes. Musique, mais aussi danse et cinéma. Et tout ce qui, comme il le déclare sur sa page Facebook « touche au coeur, à l’esprit et à l’âme, et défie toute explication ». Kingdom, la dernière piste du disque, en est une parfaite illustration, puisqu’elle s’inspire du film muet de George Méliès, « Le Royaume des Fées ». Par cette déclaration, Stems rejoint ce que je n’ai de cesse de répéter lorsque je reçois des commentaires sur mes choix de chroniques : la sensibilité musicale ne s’explique pas, la musique se sent et se ressent, et surtout, elle doit se vivre en live, car c’est à mon sens avant tout pour cela qu’elle est conçue. Alors, ce qui me fait vibrer ne fera pas forcément vibrer mon voisin. Et ce qui touche mon âme ne touchera pas forcément la vôtre, mais l’essentiel est pour chaque amoureux de musique de trouver celle qui touchera la sienne.

Pour découvrir le disque :

Tracklist :

  • Constellations
  • Eclipse
  • Kingdom

Et en bonus, une vidéo de la collaboration de Stems avec les talentueux post-rockeurs nancéens d’Anathème (live session à Nancy, La Colline, 2012) :

Site web : http://www.stemsmusic.com/

Bandcamp : https://stemscollective.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/Stems.ensemble/

Totoromoon

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