FLYINGDEADMAN 56 Seasons

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Avec talent et sans faire de bruit, le duo français Flyingdeadman continue sa route. Il y a quelques jours, Flyingdeadman a donné naissance à son troisième opus, « 56 Seasons ». Premier album paru en 2017 chroniqué chez Totoromoon, il est une merveille de post-rock en clair-obscur… parfait pour bien commencer l’année.

Fabien et Aurélien sont modestes, discrets et sensibles. Ils sont tels que j’aime à imaginer les musiciens qui composent du post-rock. L’âme voyageuse, rêvant d’un ailleurs à atteindre en fermant les yeux, s’évadant par la force de leur imagination, à travers des notes de guitares à la fois intenses et lumineuses.

Ils n’étaient pas sûrs d’eux en composant « 56 Seasons », ils doutaient de la qualité de leurs compositions. Perfectionnistes, ils ont eu besoin de l’avis de quelques-uns de leurs proches et d’amateurs de musique de leur connaissance. C’est ainsi quelques semaines avant sa sortie que j’ai eu la chance de pouvoir découvrir deux des six morceaux du disque. Deux morceaux qui m’ont immédiatement conquise. Parfaits dans leur structure mélodique et dans la force de leurs émotions. J’ai ensuite attendu la sortie du disque avec impatience. Et l’ensemble m’a conquise à son tour.

Flyingdeadman présente « 56 Seasons » comme un EP. Mais, du haut de ses six titres et de ses 42 minutes d’une cohérence impeccable, il est pour moi un véritable album qui n’a rien à envier aux dernières parutions post-rock internationales. Un album d’une qualité remarquable, dont le soin est concentré sans relâche sur la recherche minutieuse du jaillissement de l’émotion, et si riche qu’on a du mal à croire qu’il n’est le fruit que de deux musiciens.

Abrasive Skins ouvre l’opus sur un épais rideau de guitares électrisées. Celles-si s’allègent peu à peu, étincellent, puis s’envolent de plus belle. Elles portent une mélodie qui se fait progressivement obsédante, vibrant sous des percussions puissantes. Une entrée en matière de près de 8 minutes, marquante et réussie. Kathlyn introduit un sample de dialogue, où deux voix, l’une masculine et l’autre féminine, se répondent dans ce qui semble un ailleurs temporel lointain. Un déchaînement de guitares se déploie bientôt, comme si celles-ci leur intimaient de se taire. Déchaînement qui laisse bientôt place à un apaisement délicat, lentement étiré le long des 10 minutes du morceau suivant. L’instrumental 56 Seasons Between Our Lives est ainsi tout en volutes où force et douceur se répondent en majesté. Brillant. Les voix reviennent dans A Strange Feeling Last Night. Elles ouvrent le morceau et en donnent la ligne directrice, glissant le long de délicates notes de guitares et d’une batterie puissante sans jamais être écrasante. Un crescendo savamment construit transporte jusqu’au morceau suivant. Intitulé Rewind Till We Can Restart Again, il est sans conteste mon titre favori du disque. Construit autour de percussions graves et déchirantes, il condense à lui seul tout ce que j’aime chez Flyingdeadman. Des arrangements soignés, des vagues de sonorités aux nuances ciselées dans un clair-osbcur parfait, et une mélodie d’une beauté renversante… Le disque pourrait s’arrêter sur ce titre fantastique, mais son morceau de clôture est tout aussi fabuleux. Your Line, dans l’intensité dramatique d’un sample de voix féminine désespérée, vient clore le disque avec brio.

Après trois albums réussis sans jamais faiblir, je peux désormais l’affirmer : Flyingdeadman est un de mes groupes de post-rock français préféré. Et je lui souhaite la longue et belle vie musicale qu’il mérite.

« 56 Seasons » est en libre téléchargement sur Bandcamp. Et il est à savourer de toute urgence.

Pour le découvrir :

Tracklist :

  • Abrasive Skins
  • Kathlyn
  • 56 Seasons Between Our Lives
  • A Strange Feeling Last Night
  • Rewind Till We Can Restart Again
  • Your Line

Bandcamp : https://flyingdeadman.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/FlyingdeadmanBand

Totoromoon

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2 réflexions sur “FLYINGDEADMAN 56 Seasons

  1. C’est étonnant, je possède leurs opus précédents que je préfère a celui-ci. Je l’ai écouté pour la première fois ce matin avant d’aller travailler, histoire de me mettre du baume au coeur, mais je n’ai pas accroché (sans doute me faut-il un peu plus de temps pour l’apprivoiser). Cette impression me vient d’un sentiment lié aux programmations qui ressortent davantage au détriment des éléments acoustiques. Force est d’admettre cependant, que l’émotion qui en découle, est toujours aussi palpable et force le respect. Promis, j’y retourne !

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