FLOTATION TOY WARNING The Machine That Made Us

Treize ans après la parution d’un premier album unique au monde, mes héros de Flotation Toy Warning sont de retour. « The Machine That Made Us », annoncé depuis plusieurs années, avait fini par n’être plus qu’un lointain espoir, tant l’attente semblait longue… et pourtant, doucement mais sûrement, mes Anglais préférés oeuvraient pour façonner une nouvelle merveille.

Un nouveau chef-d’oeuvre hors du temps, c’est ce qu’est ce deuxième album. Longuement mûri. Parfaitement abouti. Il conforte la place que le quintet londonien occupe dans mon coeur. Place qu’il devrait occuper dans beaucoup d’autres, s’il n’était pas aussi injustement méconnu. Car, à mon sens, il n’est pas une oreille rêveuse et sensible qui puisse résister à la musique inclassable, onirique et fabuleuse de Flotation Toy Warning.

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de mon amour pour Flotation Toy Warning, et de l’extraordinaire « Buffler’s Guide To The Flight Deck », ce disque paru en 2004 en Angleterre, classé numéro 1 dans ma discothèque, indétrôné et indétrônable. Il est de ces albums attachés à des souvenirs. Gardés précieusement au fond de soi. Chéris comme des joyaux. Il aura toujours une place spéciale en moi.

Avec ce nouvel album, Flotation Toy Warning continue de m’enchanter, et confirme que, par-delà les méandres de la vie, il gardera toujours cette place spéciale, là, au chaud et à l’abri, dans un coin de mon coeur.

J’ai reçu « The Machine That Made Us » il y a déjà quelques semaines, par les bons soins de l’excellent label Talitres. Et plus je l’écoute, plus je l’aime. Toutes ses subtilités se dévoilent un peu plus avec le temps. Une fois la découverte de chaque morceau passée, chacun se redécouvre à bonheur au fil des écoutes, dévoilant toujours un peu plus de cette brillante complexité cachée derrière une apparente simplicité. Résonnant toujours un peu plus profond. Là où les notes font sens. Là où les émotions cherchent à éclore. Délicatement. Merveilleusement.

A l’image de son prédécesseur, il s’écoute comme une symphonie de pop rêveuse, chantant ses paroles douces amères, de bout en bout. Ses dix titres se répondent dans une fluidité parfaite, telle une seule pièce d’une heure de musique dont nos tympans n’en auront jamais assez de se délecter.

Il y a d’abord cette ouverture qui replonge instantanément l’auditeur dans le son inimitable de Flotation Toy Warning. La voix de Paul Carter surgit, inchangée, en apesanteur au milieu des nappes de claviers, tandis que les voix des musiciens l’accompagnent en choeur. Courte introduction de 3 minutes 30, Controlling The Sea prend déjà la forme d’une envolée céleste. Les pièces aux développements plus longs lui succèdent. Elles se déploient et s’étirent, mariant guitares, basse, percussions, claviers et choeurs à bonheur. Aériennes et lumineuses, mais toujours teintées d’un voile de nostalgie, elles conduisent dans des contrées où le rêve et la fantaisie sont rois. Les boucles envoûtent, tandis que les mélodies, admirablement orchestrées, ensorcellent. L’ensemble vient subjuguer les sens, transportant l’auditeur loin de l’ordinaire, parant le monde d’une forme de splendeur à la fois douce et extravagante.

De titres qui semblent avoir été écrits pour rassurer, tel Everything That Is Difficult Will Come To An End, au sublime I Quite Like It When He Sings, dont la mélancolie soyeuse agit comme un baume sur un coeur meurtri, en passant par l’exquise berceuse Driving Under The Influence Of Loneliness, cet opus n’en finit pas d’éblouir et d’étonner. Et puis il y a cette clôture déployant ses 12 minutes divines, The Moongoose Analogue. Ovni bouleversant de beauté.

Avec « The Machine That Made Us », Flotation Toy Warning prouve que sa musique a conservé son pouvoir de faire s’envoler le spleen. De l’envelopper de la douceur du rêve. D’inspirer des espoirs doux et fous. Elle continue de faire du bien, irrésistiblement et inlassablement. Du bien à l’âme, mais aussi du bien au coeur, qu’elle soigne avec tendresse, riche de sa sublime étrangeté.

Pour le découvrir :

Et découvrir sa première vidéo, Everything That Is Difficult Will Come To An End :

Tracklist :

  • Controlling The Sea
  • Due To Adverse Weather Conditions, All Of My Heroes Have Surrendered
  • Everything That Is Difficult Will Come To An End
  • A Season Underground
  • I Quite Like It When He Sings
  • King Of Foxgloves
  • When The Boat Comes Inside Your House
  • Driving Under The Influence Of Loneliness
  • To Live For Longer Slides
  • The Moongoose Analogue

Flotation Toy Warning sera en tournée en France à l’automne, aux lieux et dates suivants :

  • 20 octobre à Lesquin (centre culturel)
  • 22 octobre à Rouen (théâtre Almendra)
  • 23 octobre à Paris (Petit Bain)
  • 27 octobre à Biarritz (L’Atabal)
  • 28 octobre à La Rochelle (La Sirène)
  • 29 octobre à Saint-Lô (TBA)

Site web : http://www.flotationtoywarning.co.uk/
Bandcamp : https://talitres.bandcamp.com/album/the-machine-that-made-us
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/Flotation-Toy-Warning-16066408099/

Flotation Toy Warning chez Talitres : http://www.talitres.com/fr/artistes/flotation-toy-warning.html

Interview chez Sourdoreille ici.

Longue vie à mes héros de Flotation Toy Warning, et très bon week-end à chacune et chacun de vous, en musique évidemment.

Eglantine / Totoromoon

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