ADRIAN CROWLEY Dark Eyed Messenger au Pop Up du Label

De sa folk tragique et ténébreuse, et de son spleen enveloppant, Adrian Crowley vient hanter la pénombre des nuits d’hiver.

A la fin de l’année dernière, le compositeur irlandais donnait le jour à son huitième album, « Dark Eyed Messenger ». C’est dans la petite salle du Pop Up du Label, à Paris, que je l’ai découvert il y a quelques jours. Sa voix caverneuse et habitée, son charme magnétique, son univers intimiste et feutré. Son set, merveilleusement suspendu hors du temps. Sublime.

Installé derrière le Mellotron qu’il vient tout juste d’acquérir, et pour lequel il avoue un amour inconditionnel, Adrian Crowley laisse échapper les premières notes de The Wish. Ouverture de l’album, ouverture du concert, morceau à la beauté renversante. Mon préféré du disque. Ecouté en boucle durant des nuits entières. Perfection d’atmosphère subtilement vaporeuse et de voix ténébreuse.

Loin d’engloutir, ici, les ténèbres envoûtent et transportent. Sans fioritures, se parant d’une beauté sobre, élégante et sensuelle. Soulevant le coeur, inondant l’âme d’un éclat délicat et gracieux.

Passant du Mellotron à la guitare, seul sur scène, Adrian Crowley capte son auditoire avec une aisance déconcertante. Pas un mot dans la salle, en dehors des siens. Pas un son disgracieux pour venir perturber le déroulement de ses morceaux enchanteurs. Il y a comme de l’hypnose dans l’air. Chacun est là, et déjà ailleurs. Emporté loin dans l’univers habité et singulier du musicien.

De loin en loin, on entend les échos de Johnny Cash, Nick Cave ou encore Leonard Cohen. Mais la patte du songwriter irlandais demeure unique. Il berce puis bouleverse. Faisant vaciller la lumière, plongeant dans l’obscurité. Et puis, tout à coup, venant de nouveau dégager l’horizon.

Le long des 11 titres du nouvel opus, tout comme le long du set parisien joliment équilibré, le recueillement est roi. Il y a dans ces ballades mélancoliques une forme de renoncement assumé, sans joie mais sans plus de tristesse, dans un entre-deux sensible, paisible et captivant. Là où le désespoir est si plein de beauté qu’il en paraît moins désespéré.

Magnifique.

A écouter, The Wish :

Tracklist :

  • The Wish
  • Halfway To Andalucia
  • Silver Birch Tree
  • Little Breath
  • Valley of Tears
  • The Photographs
  • Unhappy Seamstress
  • Cathering In The Dunes
  • Lullaby To A Lost Astronaut
  • And So Goes The Night
  • Still This Desire

Site web : https://www.adriancrowley.com/
Facebook : https://www.facebook.com/Adrian-Crowley-1497023113844535/

Eglantine / Totoromoon

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