HORST Good Foot Good Eye

Dans le foisonnement de la production musicale actuelle, il est des groupes qui parviennent à provoquer un attachement particulier. Ils ont un univers un peu à part. Ils ont un je-ne-sais-quoi en plus. Quelque chose qu’on n’arrive pas forcément à expliquer, mais qu’on aime irrésistiblement.

Horst est de ceux-là.

Trio parisien formé en 2010, Horst se revendique d’un genre bien à lui, quelque part entre le post-rock, le math-rock, et tous ces courants avec du rock dedans. Ici, il y a de l’impertinence. Là, il y a une liberté de ton singulière.

En ce 1er mai, alors que le muguet fleurissait les trottoirs gris de la capitale, Horst donnait naissance à son quatrième album. Un nouvel opus savoureux, à découvrir.

« Horst plays Horstcore music. A mix of Post Rock, Math Rock and whatever. All instrumental. Horst loves you. » Hors aime rire. Horst aime le rock et les expérimentations. Horst aime surprendre. Horst nous aime. Et toutes ces passions se retrouvent dans ses compositions.

« Bon pied, bon oeil », la première lecture des titres de l’album donne le ton. Expressions françaises détournées en anglais. Titres de films ridiculisés. Jeux de mots farfelus. Comme sur ses précédents albums, Horst aime rire, encore.

Puis viennent les riffs de guitares, en reliefs escarpés, en surprises sonores. Les sonorités déployées tantôt sur la pointe des pieds, tantôt sur les chapeaux de roues. Les nouveaux instruments qui s’invitent à la danse, tel ce piano léger et agile. Horst aime le rock et les expérimentations, toujours.

Enfin, viennent les samples cinématographiques ou télévisuels originaux. Ils se marient aux guitares rock n’roll. En français, en anglais, en italien. Au loin résonne un extrait marquant du film « Network », de Sidney Lumet, déjà utilisé chez les post-rockeurs anglais de Maybeshewill et toujours efficace. Et puis, tout à coup, ce passage du quart de finale de la coupe de l’UEFA quand, en 1993, le PSG rencontrait le Real de Madrid. Emballement des supporters, emballement des commentateurs, emballement des guitares. Horst aime surprendre, décidément.

L’ensemble est fort de morceaux à la fois singuliers et qui, combinés ensemble, offrent une très belle cohérence. Un réel plaisir pour les tympans curieux, avides de compositions à la fois insolites, originales et qui, bien que jouant sur l’absurde, n’en sont pas moins chargées de sens.

Horst nous aime, vraiment.

Pour découvrir l’album :

La vidéo de Fat & Furious :

Tracklist :

  • We Will Win When We Want, Won’t We Winnie ?
  • Kim Nawak
  • Share Assossis
  • Fat & Furious
  • Death Rides A Horst
  • Life Rides A Pony

Site web : http://horst.fr/

Bandcamp : https://horst.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/HorstcoreMusic/

Eglantine / Totoromoon

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