Ô LAKE Refuge

« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô Lac ! »

– Lamartine, Le lac.

Ce sont sur les vers célèbres de Lamartine que s’ouvre le press kit d’Ô Lake. Et c’est en les ayant à l’esprit que je découvre le premier album de ce nouveau projet porté par Sylvain Texier. Après The Last Morning Soundtrack et Fragments, le multi-instrumentiste breton se passe de voix pour laisser s’exprimer seuls ses instruments, dans un premier album où néo-classique et subtiles touches électroniques se mêlent à bonheur. « Refuge » paraît aujourd’hui, et je vous le recommande absolument.

Pour cet album masterisé à Berlin par Zino Mikorey (Nils Frahm, Olafur Arnalds…), Sylvain Texier s’entoure des percussions de Federico Climovich, mais aussi du trio à cordes composé de David Harlé au violoncelle, Vincent Dormieu à l’alto, et Paul Rouger au violon. Un trio talentueux qui se marie à merveille au piano, à la basse et aux claviers électroniques du musicien.

« Ô temps ! suspends ton vol ! et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! »

De ses notes effeuillées le long de onze morceaux à la grâce infinie, Ô Lake semble répondre aux suppliques de Lamartine. Mieux qu’aucun autre, il peint des paysages méditatifs où le temps semble suspendu. Et, de son écriture sensible, il saisit l’instant. A la faveur de la délicatesse du piano, du violon, du violoncelle et de l’alto, sur lesquels s’égrènent quelques sonorités électroniques, dans un dosage aussi juste et parfait que le sont les accords choisis.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit. »

Derrière la nuit, s’échappent les notes. Elles sont ouatées et chaleureuses. Aériennes et cristallines, elles s’envolent et scintillent. Toutes ensembles, elles viennent jouer avec le temps, et former ce refuge salvateur, lieu paisible, propice à la rêverie.

« Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé ! »

Sublime.

Ô Lake est actuellement en tournée en France, et sera notamment en concert accompagné d’un trio à cordes à Rennes le 6 février, et à Paris, au Hasard Ludique, le 27 février.

« Refuge » est sorti aujourd’hui aux formats CD et numérique, via Patchrock & Night-Night Records.

A regarder, la vidéo de Holocene :

Et pour découvrir l’album :

Tracklist :

  • Refuge
  • Reverie Op. 1
  • Portrait Of Solitude
  • Holocene
  • Conversation
  • Silhouettes
  • Morning
  • November 17th
  • Interlude
  • The Leftovers
  • Epilogue

Site web : http://www.olakemusic.com/

Bandcamp : https://olakemusic.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/olakemusic/

Eglantine / Totoromoon

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