MONO Nowhere Now Here

Il y a quelques jours, mes post-rockeurs japonais préférés donnaient naissance à une nouvelle beauté. Après le coup de foudre que j’avais eu il y a trois ans pour leur fabuleux « Requiem For Hell », j’avoue avoir eu un peu peur d’être déçue par son successeur. Mais il n’en est rien. « Nowhere Now Here » est le dixième album de Mono, et il est la preuve qu’après vingt ans de carrière, un changement de batteur et de nouvelles expérimentations sonores, le groupe n’a rien perdu de sa superbe. Un très bel album à découvrir.

De l’obscurité à la lumière, de l’angoisse à l’espoir, de l’Enfer au Paradis, chez Mono, il semble toujours n’y avoir que quelques pas. Ces pas, le groupe les met encore une fois merveilleusement en musique dans « Nowhere Now Here ». Plus classique et moins noise que son prédécesseur, mais une fois de plus magistralement produit par le talentueux Steve Albini, ce nouvel opus continue de déployer ce que Mono sait faire de mieux. Des orchestrations riches et élégantes, des constructions mélodiques expressives et soignées, des rythmes saisissants et des raz-de-marées de fièvre et de poésie, le tout porté par une exécution maîtrisée à la perfection.

L’album se déroule à l’image de sa pochette vertigineuse, faite de nuit noire et d’immeubles menaçants, au milieu desquels se détache une girouette en forme de ballerine, enveloppée d’une aura de lumière et de frêles oiseaux. Ces contrastes, le quatuor japonais les maîtrise mieux qu’aucun autre. De ses guitares, violons, claviers et trompettes s’échappent aussi bien de doux espoirs que de longs sanglots, de célestes envolées que de funestes plongées en apnée.

De notes aériennes et délicatement mélancoliques en déflagrations furieuses, les dix titres du disque ont tous une couleur et une saveur uniques et particulières. Sur l’un d’eux, la voix de Tamaki s’adonne pour la première fois au chant. Une tentative osée mais qui, je trouve, manque de saveur, fait perdre de sa cohérence à l’ensemble, et n’apporte finalement pas grand chose au disque. Sur d’autres, Mono s’essaie à l’insertion de subtiles touches électroniques. Une autre tentative que j’estime non nécessaire, mais qui, par sa discrétion, n’empêche pas le disque d’évoluer avec grâce. Pour le reste, il se déploie avec un panache saupoudré de quelques éclats intenses de beauté, dignes des plus belles heures des Japonais. Le magistral Nowhere, No Here, et l’épique Meet Us Where the Night Ends forment ainsi à eux seuls deux chefs d’oeuvres qui n’en finissent pas de saisir et d’émouvoir à chaque écoute. Superbes.

« Nowhere Now Here » est disponible depuis le 25 janvier aux formats numérique, CD et vinyle via Pelagic Records et Temporary Residence Limited.

A découvrir, le film réalisé par Julien Levy pour After You Comes the Flood :

Et pour écouter l’album :

Tracklist :

  • God Bless
  • After You Comes the Flood
  • Breathe
  • Nowhere, Now Here
  • Far and Further
  • Sorrow
  • Parting
  • Meet Us Where the Night Ends
  • Funeral Song
  • Vanishing, Vanishing Maybe

Site web : https://www.monoofjapan.com/en/

Bandcamp : https://monoofjapan.bandcamp.com
Facebook : https://www.facebook.com/monoofjapan

Mono chez Pelagic Records : https://pelagic-records.com/product/mono-nowhere-now-here-2xlp/

Eglantine / Totoromoon


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