IIAH Terra

iiah, ce sont les quatre lettres qui ont été choisies par une bande d’amis australiens, en 2012, pour nommer leur formation. Quatre lettres qui, à l’époque, devaient façonner un son, et voulaient à la fois tout et ne rien dire. Quatre lettres qui, au fil des ans, sont venues résonner en chacun des membres du groupe pour faire sens. Pour Matthew Stedman, le batteur du groupe, elles représentent dans le même temps l’inconnu, l’isolement, l’aspiration et l’espoir. Pour lui, ces quatre lettres sont devenues un mot presque spirituel, un sentiment, une émotion. Ces quatre lettres, à l’image des pièces de musique composées par le groupe, il revient à chacun de se les approprier, telle une toile encore vierge de toute création, sur laquelle s’ouvre le champ des possibles. 

Il y a quelques jours, ceux qui sont devenus, avec le temps, l’une de mes formations australiennes préférées, étaient de retour. Avec « Terra », leur troisième album, les talentueux iiah affirment toujours un peu plus leur identité de musiciens amoureux de rock, de post-rock, d’ambient et de shoegaze, mais aussi de voyages et de grands espaces. De sa pochette sur laquelle un être en regarde un autre s’élever au-dessus d’une terre fondue dans un ciel étoilé, à chacune des huit pièces qui le compose, « Terra » peint l’émotion d’un voyage enchanté. Un album à la fois plus doux, plus vibrant, et plus émouvant que jamais.

Depuis ses débuts, la formation australienne oeuvre à marier les genres, à travers des pièces sensibles, où des mélodies çà et là portées par une voix chaude et profonde s’étirent sur de longues plages atmosphériques.

Comme ses prédécesseurs, « Terra » s’ouvre sur une pièce instrumentale synthétique et immersive, puis s’élève en introduisant progressivement guitares réverbérées et percussions habitées. Fort de ses influences variées, le groupe peint toujours avec un soin admirable les atmosphères riches et singulières qui lui sont propres.

Si je regrette que la voix de Tim Day soit ici beaucoup moins présente que sur les précédents albums du groupe, je retrouve en revanche à bonheur ce son mélancolique et envoûtant qui n’appartient qu’à eux. Un son à la fois ample, majestueux, et travaillé dans la délicatesse et la pudeur, portant des pièces aussi sensibles que profondes et puissantes. Un très bel album.

Pour le découvrir :

Tracklist :

  • From Nothing
  • Eclipse
  • Aphelion
  • Sleep
  • 20.9%
  • Luminescence
  • Displacement
  • Lambda

Bandcamp : https://iiah.bandcamp.com/album/distances
Facebook : https://www.facebook.com/iiahband

Eglantine / Totoromoon


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