LAAKE « O »

Marcher lentement dans la nuit. Arpenter, seul, les rues désertes. Ecouter chaque pas posé sur le bitume. Sentir l’air frais sur son visage. Ouvrir grand les yeux. S’imprégner des détails de la ville. Avoir l’impression de tout découvrir, comme si c’était la première fois.

Se trouver à l’extérieur. Après s’être cherché à l’intérieur. Le regard et l’âme changés.

C’est ce qui m’est arrivé cette nuit. Alors que j’étais sortie faire quelques pas dans l’obscurité d’un Paris désert. Aussi seule à l’extérieur qu’à l’intérieur. Mais plus vivante que jamais.

Il est un disque qui ne cessera de me rappeler cette nuit. Il s’appelle « O », « O » comme « Orchestraa », et il est signé LAAKE. Il est le premier que j’ai eu envie d’écouter après avoir longuement erré dans ces rues vides. Cette errance et ce vide qui, paradoxalement, sont venu m’emplir d’une plénitude qui m’était jusqu’alors inconnue. Signant le plus beau renouveau qui ne m’ait jamais été donné à moi-même.

Derrière LAAKE se cache Raphaël Beau, un jeune artiste autodidacte et virtuose qui, dans son premier album, marie la musique classique et la musique électronique avec plus d’audace et de ferveur qu’aucun autre. Après deux EP prometteurs, LAAKE vient de donner naissance à « O ». En faisant de l’obscurité sa couleur, « O » réconcilie avec brio l’intérieur et l’extérieur. Il est le compagnon parfait des nuits de renouveau.

Deux violons, un alto, un violoncelle, deux trombones, un trombone basse et une trompette, telle est la composition des deux quatuors qui accompagnent le piano et les machines de LAAKE. Ensemble, ils donnent vie à une symphonie des temps modernes qui, dans un foisonnement débridé, fait s’affronter le synthétique et l’organique, et s’ingénie à déconstruire les codes avec talent.

Il y a, dans « O », un mariage audacieux de la langueur et de l’urgence. Quelque chose de profondément romantique. Là où la sensibilité du piano rencontre à la fois l’exaltation des cordes et des cuivres, et la fougue tantôt mesurée, tantôt tumultueuse, des beats électroniques.

Il y a aussi les palpitations constantes d’un battement de coeur. Un coeur qui s’emballe à la faveur d’une course haletante en forme de fuite sans fin. Cette fuite éperdue hors de soi-même, qui vient saisir encore et encore, à mesure que se déploient les onze pièces de l’album. Ici, rythmiques hypnotiques et envolées lyriques rivalisent d’ardeur, de force et de liberté, tandis que les notes s’envolent puis s’écrasent avec fracas et tandis que, çà et là, une voix grave et amplifiée vient habiter une mélodie tourmentée. Superbe.

« O » est paru le 27 mars aux formats numérique et vinyle via Mercury Records.

A découvrir, le clip de Run :

Et le beau teaser de l’album :

Tracklist :

  • Run
  • Panic
  • November
  • Broken
  • 1989
  • Fugue
  • Castaway
  • Mind (feat. Tallisker)
  • Faather
  • Diffraction
  • Lights

Pour écouter et acheter « O » : https://laake.lnk.to/album_O

Bandcamp : https://laake.bandcamp.com
Facebook : https://www.facebook.com/laakemusic/

Eglantine / Totoromoon

Crédit photo : Rod Maurice

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