I HEAR SIRENS Stella Mori

On les appelle les groupes de « post-rock à guitares ». On dit d’eux qu’ils sont trop nombreux. On dit d’eux qu’ils ont du mal à se renouveler. On dit d’eux que leur recette est désormais éculée. Pourtant, je continue de penser que le post-rock atmosphérique dans lequel seules chantent les guitares est l’un des genres les plus beaux, les plus universels et les plus intemporels qui soient. Là où la musique se fait langue sans frontières. Là où l’émotion naît aussi bien d’une douce nappe de cordes aériennes, que d’une déflagration de murs de sons. Là où se côtoient les temps de l’introspection et de l’exultation. Et puis surtout, je continue de penser que, parmi ces groupes, il en est qui ne cessent jamais de parvenir à toucher l’âme. Qui le font non seulement mieux que les autres, mais de mieux en mieux au fil du temps. I Hear Sirens est de ceux-là.

Après sept ans d’absence, les post-rockeurs américains dévoilaient il y a quelques jours « Stella Mori ». Un album plus riche, plus intense et plus émouvant que jamais, où le groupe met merveilleusement à profit la maturité acquise tout au long de ses quinze ans de carrière.

De nappes de guitares éthérées en crescendos habités, I Hear Sirens déploie dans « Stella Mori » un post-rock atmosphérique dans la plus pure tradition du genre. Mais il le fait à la faveur de huit pièces débarrassées de longueurs inutiles. Toutes parfaitement exécutées. Toute joliment inspirées.

De Orsus, ouverture évanescente en forme de soyeuse entrée en matière, au beau Stella Mori, qui lui a donné son nom, en passant par les magnifiques reliefs de Ad Caelum, l’album sait ainsi aller droit au but. Il parvient à convier, dans des compositions concises aux mélodies ciselées, tous les ressorts propices au foisonnement des émotions. Au gré des réussites et des échecs, des naissances, des deuils, des espoirs et des désespoirs. A la recherche de l’équilibre auquel chacun de nous ne cesse d’aspirer, et de la saveur inestimable de quelques beaux instants, dans un monde qui semble irrémédiablement tendre vers les bords de précipices effrayants. Superbe.

« Stella Mori » est disponible depuis le 18 septembre aux formats numérique, CD et vinyle via Dunk! Records, Post. Recordings et New Noise China.

Pour le découvrir :

Tracklist :

  • Orsus
  • In Tenebris
  • Ad Caelum
  • Broken Crowns
  • Oblivion
  • Burden Of Memory
  • Rise + Fall
  • Stella Mori

Site web : https://ihearsirens.com

Bandcamp : https://ihearsirens.bandcamp.com
Facebook : https://www.facebook.com/ihearsirens/

« Stella Mori » chez Dunk! Records : https://dunkrecords.com/products/i-hear-sirens-stella-mori-lp
« Stella Mori » chez Post. Recordings : https://athousandarms.store/collections/postrecordings/products/i-hear-sirens-stella-mori-lp

Eglantine / Totoromoon


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