A BURIAL AT SEA A Burial At Sea

Après-demain, l’année 2020 touchera à sa fin. Certains disent que c’est une année qu’ils ont envie d’oublier. D’autres, au contraire, disent qu’il faudra s’en rappeler.

Pour ma part, j’ai toujours eu une mauvaise mémoire. Une mémoire très sélective. Trop, sans doute. Je me rappelle certaines choses comme si je les avais vécues la veille. Comme si elles s’étaient ancrées là, au fond, pour n’en jamais partir. Alors que d’autres sont à jamais tombées dans l’oubli. Mais je sais que je me rappellerai de cette année, comme je me rappelle de celles qui viennent de s’écouler. De celles où l’on a traversé des situations jusqu’alors inédites pour nous. De celles où l’on a tenté, tant bien que mal, de faire sortir du bon des épreuves. De celles où l’on a perdu l’horizon de vue, puis tenté de le retrouver. De celles où l’on n’a eu de cesse de chercher la lumière à travers l’obscurité.

Alors j’ai envie de la finir dans la joie, cette année. Dans la chaleur, aussi. Parce que c’est dans la chaleur et dans la joie que j’ai envie d’en commencer une autre. Et de chaleur et de joie, c’est tout ce dont est fait le nouvel album du quintet anglo-irlandais A Burial At Sea. Et il est arrivé à point nommé pour finir cette année en beauté.

Après un EP paru en 2017, suivi de deux années passées à sillonner sans relâche les scènes européennes, A Burial At Sea dévoilait il y a quelques semaines son premier album. Un album qui porte simplement son nom, affirmant l’identité d’un groupe qu’il fait bon avoir dans sa discothèque pour revigorer les jours de torpeur, et mettre de la joie et de la chaleur dans le coeur.

Ici, il y a ces mariages rythmiques et sonores à la fois audacieux et habilement exécutés, qui s’amusent à faire tomber les barrières des genres. Post-rock, math-rock, rock expérimental, black metal, mariachi… A Burial At Sea ne sait plus où donner de la tête. Certains diront que c’est du grand n’importe quoi. D’autres que c’est absolument génial. Moi, je trouve dans cet opus où se répondent les guitares, les percussions et les cuivres une explosion de saveurs délicieuses.

C’est comme si And So I Watch You From Afar et Mutiny On The Bounty avaient rencontré Wang Wen et Calexico. Et que de cette rencontre était née l’envie de répandre sur le monde une énergie musicale rayonnante et singulière. A la fois puissante, chaleureuse et légère. Presque désinvolte. Parfaite pour finir l’année.

« A Burial At Sea » est paru le 20 novembre aux formats numérique, CD et vinyle via Moment Of Collapse Records, et je vous recommande.

Pour découvrir l’album :

Tracklist :

  • Intro (Dean’s Deed)
  • You Really Did Grow After All
  • Breezehome
  • Nice From Afar, Far From Nice
  • Scrios an Teach
  • D’accord
  • Lest We Remember
  • Lightning Blanket
  • Tropic Of Cancer

Bandcamp : https://aburialatsea.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/ABurialAtSeaUK

A Burial At Sea chez Moment Of Collapse Records : https://momentofcollapserecords.bandcamp.com/album/a-burial-at-sea

Eglantine / Totoromoon


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