ECHO SAYS ECHO Pause

Un matin de mai fleuri, il y a cinq ans, je recevais l’un des messages les plus gentils, les plus émouvants et les plus pleins d’humour que ma petite vie de blogueuse m’ait donné l’occasion de recevoir. Tout en me demandant pardon de me déranger, ce message, signé d’un certain Alain, me proposait, au cas où je me serais sentie à un moment donné « démunie » malgré les « trois tonnes de trucs dans ma to-listen-list », de découvrir la musique d’un jeune groupe répondant au nom de Echo Says Echo. Ce même Alain m’avouait, dans ce même message, être abonné à Totoromoon depuis sa création quatre ans auparavant, mais être un grand timide n’ayant encore jamais osé m’écrire malgré une envie certaine perdurant depuis longtemps.

Cinq ans après ce message, je suis heureuse de pouvoir écrire qu’Alain est devenu l’un des amis les plus chers qui soit dans ma vie. Il fait partie de ces rencontres que Totoromoon m’a donné la chance de faire. De celles qui arrivent par un biais qu’on n’attend pas, qui se tissent au gré d’affinités et de sensibilités communes et commencent à accompagner discrètement le long du chemin, puis qui finissent par aider à traverser les épreuves, et par compter parmi les plus fidèles, les plus généreuses et les plus belles qui soient.

J’étais présente au deuxième concert de la jeune carrière de son groupe Echo Says Echo. Celui-ci se tenait dans la petite cave du Buzz de Belleville, un soir du printemps 2016. J’y ai fait sa connaissance en chair et en os, ainsi que celle de Vincent, Aurelio et Alberto, ses trois comparses. Quelques temps plus tard, William a remplacé Vincent, et Echo Says Echo a commencé à travailler à la conception de son premier album, et à enchaîner les concerts. Je n’en ai manqué presque aucun, tant leur musique m’a immédiatement plu.

Mûri au fil des prestations live, « Pause » est un premier album construit pas à pas. Un premier album qui a pris le temps de grandir et de s’affirmer à mesure que se dessinaient plus précisément les contours de la personnalité musicale du quatuor parisien. Un premier album que j’ai été heureuse d’avoir la primeur de découvrir il y a quelques mois, et que j’ai été heureuse d’aimer, de sa magnifique pochette à ses cinq savoureux morceaux, à la hauteur de l’amour que j’ai depuis cinq ans pour les musiciens de ce beau projet. Un album à la fois atmosphérique et intense, inscrit dans la tradition d’un post-rock fait de longues plages où seules chantent les guitares et les percussions. Un album riche et émouvant, que je vous invite à découvrir absolument.

Il est, dans « Pause », question de terres arides et de paysages abandonnés. De cieux rouges et poussiéreux. De vents sifflant telles de sombres lamentations. Mais il est aussi question d’horizons de sérénité. De lueurs venues doucement chatoyer. De cauchemars balayés par des rêves apaisés. Le quatuor sait ainsi manier les contrastes, jouer des ruptures et des silences, et porter sans jamais cesser de captiver.

Au loin, résonne l’écho de l’orage qui est passé. Ce dernier ne s’éteint jamais vraiment, rappelant les tourments de l’obscurité et des cieux dévastés, mais appelant aussi, en creux, la lumière qu’il laisse toujours percer, et le calme qui ne manque jamais de lui succéder.

La basse est ronde et puissante, les guitares vibrantes et ciselées, la batterie à la fois déliée et enlevée. A la faveur de reliefs portés par d’habiles variations rythmiques et mélodiques, et de sonorités déployées à la fois en subtilité et en majesté, les cinq pièces de l’album s’élèvent comme une seule voix. A la fois forte et tendre, énergique et enveloppante, elle est complexe sans jamais être compliquée. Profonde, et toujours vibrante d’intensité et de beauté.

« Pause » est disponible depuis le 24 juin aux formats numérique et CD via Fluttery Records.

Pour découvrir l’album :

Tracklist :

  • After the Bombs, The Silence
  • Our Toxic Surroundings
  • Dystopia
  • Sitting by the Lake
  • Monsters in the Maze

Bandcamp : https://echo-says-echo.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/echosaysecho

Echo Says Echo chez Fluttery Records : https://flutteryrecords.com/echosaysecho

Eglantine / Totoromoon


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