GEOFFREY LE GOAZIOU Somewhere Quiet

J’ai longtemps boudé la musique folk. Faisant le grand écart entre une formation musicale de piano classique et un goût prononcé pour le rock depuis l’enfance, je n’y avais jamais vraiment été sensible ni sensibilisée. J’ai commencé à m’en approcher timidement il y a quelques années, par le biais de découvertes lors de soirées de concerts, puis de quelques jolis disques reçus dans la boîte à lettres de Totoromoon. Des concerts et des disques dont les notes et les voix ont trouvé une résonance en moi. Venant faire écho à quelque chose d’imperceptible et fragile, qui ne demandait peut-être qu’à être apprivoisé, et qui se cachait là.

Je recevais ainsi il y a quelques mois par le biais du beau label Daydream Music le premier album d’un jeune auteur compositeur nantais, du nom de Geoffrey Le Goaziou. Membre du collectif Folk Forty Four et chanteur du groupe d’indie folk Ämelast, Geoffrey Le Goaziou livre une folk à la fois intimiste, épurée et lumineuse, portée par sa guitare et sa voix, toutes deux plus délicates et aériennes l’une que l’autre, et rehaussée simplement de quelques arrangements de synthétiseurs, de choeurs ou de cordes. Un album à la fois tendre et émouvant, bijou de chaleur et de raffinement à découvrir absolument.

« Somewhere Quiet ». Dans cet endroit calme, l’artiste s’inspire des grands espaces et de la nature aussi bien que de l’effervescence de la ville et son rythme effréné, y cherchant partout un quotidien apaisé. Influencé par la folk moderne, mais aussi par la pop et le rock, il déploie des mélodies solaires, s’élevant doucement dans l’air. S’accrochant immédiatement à l’âme. Se rappelant sans cesse à la mémoire.

Ainsi du ciselé Shell, l’un des premiers singles dévoilés avant la sortie de cet opus. Ode aux souvenirs enfouis, contenus symboliquement dans un petit coquillage évoquant l’enfance de l’artiste, ce dernier se déploie dans une ingénuité insouciante. Pleine de charme et de poésie. Ainsi également du doux Somewhere Quiet, venu donner son nom au disque, à la perfection ouatée. Ou encore du long et beau Courtesy Life, s’étirant lentement mais sûrement vers des cieux réconfortants. Si chaque morceau est ainsi animé d’une couleur qui lui est propre, l’ensemble n’en est pas moins fort d’une savoureuse harmonie. Le musicien y fait preuve d’un remarquable travail de recherche d’acoustiques particulières, enregistrant sa voix en pleine montagne, dans une église, ou encore dans un parking souterrain, afin d’utiliser la réverbération naturelle de ces lieux singuliers. Onirique et ingénieux à souhait. Un très beau disque.

A découvrir, la vidéo de Shell, portée par les jolies images de Léo Decan :

« Somewhere Quiet » est disponible depuis le 22 avril aux formats numérique et CD via Daydream Music.

Tracklist :

  • Bili
  • Between Untold
  • Shell
  • Somewhere Quiet
  • For Just a Look
  • Interlude
  • Fearful Man
  • Courtesy Life
  • This Boy

Pour écouter et acheter « Somewhere Quiet » : https://bfan.link/somewhere-quiet

Facebook : https://www.facebook.com/geoffreylgz/
Instagram : https://www.instagram.com/geoffreylgz

Eglantine / Totoromoon

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