GEORGESON The Solitude of an Endless Sky

Connu pour oeuvrer comme guitariste au sein du groupe de post-rock Celestial Wolves, et pour être membre actif de l’équipe Dunk!, le musicien belge Joris De Bolle alias Georgeson donnait le jour au début du printemps à son premier album solo, « The Solitude of an Endless Sky ». Un album fait de sept pièces de piano sur lesquelles planent ici et là quelques nappes de cordes et de synthétiseurs et, sur l’une d’elle, de douces et jolies voix. En délicatesse, en quiétude et en tendresse, un très bel album.

D’apaisement, d’authenticité, de chaleur et de simplicité, c’est ce dont nous avons besoin plus que jamais, au sortir de deux années d’épreuves inédites et de violences qui semblent n’en plus finir. Et c’est justement ce qu’offre Georgeson avec talent dans ce premier opus sensible et réussi. Un opus débarrassé d’éventuelles fioritures superflues, qui sait être simple sans être jamais simpliste, et dont le dépouillement n’empêche pas l’expressivité.

A la faveur d’une exécution maîtrisée à la fois en subtilité et en fluidité, mille nuances sont ainsi déployées à mesure qu’avance l’écoute. Mille nuances venant s’accrocher droit au coeur, donnant naissance à mille émotions oscillant de douceurs de piano feutré en rêveries de nappes synthétiques éthérées. Emotions propices à la fois à l’évasion et à l’introspection.

Chaque pièce répond ainsi élégamment à celle qui la précède, dans un cheminement harmonieux jusqu’à l’acmée finale, déployée dans la superbe Ballad of the Ninenty-Nines. Dans cet hommage vibrant à l’inspirant destin d’Amelia Earhart, célèbre aviatrice américaine ayant été la première femme à traverser l’océan Atlantique, puis ayant tragiquement disparu dans l’océan Pacifique, quatre voix fragiles s’élèvent tour à tour au-dessus du piano, pour donner vie à ce qui est sans conteste la pièce la plus magnifiquement poignante de ce disque qui finit par s’évanouir dans un souffle de plus en plus imperceptible, jusqu’à disparaître dans le craquement d’un diamant sur les sillons d’un vinyle. Somptueux.

« The Solitude of an Endless Sky » est disponible depuis le 25 mars aux formats numérique et vinyle via Dunk! Records, A Thousand Arms, Birds Robe Records, Church Road Records, et New Noise China.

Pour découvrir l’album :

Tracklist :

  • Forleikur Fyrir Píanó, Part I: The Northern Lights
  • Sun Dog
  • Winter Solstice
  • Moon Pillars in the Arctic Night
  • Starling Murmurations
  • Les Feux Follets de la Somme
  • The Ballad of the Ninety-Nines

Bandcamp : https://georgesonmusic.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/georgesonmusic

« The Solitude of an Endless Sky » chez Dunk! Records : https://dunkrecords.com/products/georgeson-the-solitude-of-an-endless-sky-lp

Eglantine / Totoromoon

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