KWOON Alaska & Life

En mars dernier, alors que débutaient les jours de temps suspendu, d’inquiétudes et d’incertitudes, le guitariste Sandy Lavallart, fondateur de Kwoon, dévoilait Alaska, un nouveau morceau signant le retour tant attendu d’une formation parisienne chère à mon coeur depuis ses débuts. Il y a quelques jours, le musicien revenait dévoiler une autre composition, écrite pour sa fille, Life.

L’une, beauté instrumentale onirique et chaleureuse, plane au dessus des glaciers. L’autre, tendre et sensible, est une ode chantée à la vie. Douceurs parfaites de ce mois de mai, elles viennent ensemble se nicher au creux d’un moment parfait de grâce et de poésie.  Lire la suite

AKIRA KOSEMURA Love Is About Daily Leaps

A l’heure où un sale virus est entrain de semer la zizanie de par le monde, et de cloîtrer chez elle et terrifier la petite chose sensible à la santé fragile que je suis, je me dis qu’il faut, plus que jamais, essayer de s’évader dans sa tête en douceur.

Et la musique du talentueux Akira Kosemura est parfaite pour ça.

C’est à Los Angeles, dans les années 90, que se tient la série américaine « Love Is__ ». Diffusée pour la première fois en 2018, elle met en scène deux personnages évoluant dans des univers que tout oppose, mais qui tentent de poursuivre leurs rêves en écoutant leurs coeurs. J’ai beau me dire qu’être en couple n’est pas une fin en soi, qu’y a-t-il de plus magique et de plus beau, dans ce monde souvent incompréhensible, dur et fou qui est le nôtre, que de tomber amoureux ? Le compositeur japonais l’a bien compris et, de piano minimaliste en beautés orchestrales, il le traduit mieux qu’aucun autre dans la somptueuse bande originale qu’il a écrite pour cette fiction inspirée de la vie de Mara Brock Akil et Salim Akil, les deux producteurs de la série.

J’ai trouvé au coeur de celle-ci la douceur parfaite pour s’évader de la grisaille et de l’angoisse de ce mois de mars, et j’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime.

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KEREN ANN Strange Weather

Il paraît que demain, c’est la Saint Valentin. Moultes publicités, vitrines et autres sollicitations commerciales sont là pour nous le rappeler. Difficile donc de l’oublier. Au moment même où j’écris ces lignes, une notification du site « La Fourchette » m’interrompt, en m’envoyant un message contenant « les meilleures adresses sélectionnées par Cupidon », le tout agrémenté d’un petit coeur rouge traversé d’une flèche. Cette flèche qui vient tout droit se planter dans le mien, de coeur, pour me rappeler que moi, d’amoureux, je n’en ai plus depuis longtemps. Encore un bon coup de remuage de couteau dans la plaie, en règle.

Qu’à cela ne tienne, pas besoin de Valentin, ni des sélections gastronomiques de Cupidon, pour avoir envie de célébrer l’amour, chacun à sa manière. Et ma manière préférée, dans ce monde où l’on manque souvent cruellement de douceur et d’amour, c’est d’écouter et de partager des chansons. Alors, même si je ne crois pas qu’il faille le faire ce jour-ci plus qu’un autre, l’occasion est trop belle, écoutons des chansons d’amour. Des chansons d’amour tristes et belles, bien sûr, comme je les aime. De celles qui remuent le coeur, et font sortir toutes les larmes qu’on a en stock à l’intérieur.

La chanson que j’ai choisie pour l’occasion m’est arrivée par les hasards bienheureux du web. De ceux venus des enchaînements, souvent incompréhensibles, de vidéos Youtube. Un jour est ainsi arrivé dans mes enceintes ce Strange Weather, daté de 2011 et pourtant encore totalement inédit pour moi. Le nom de Keren Ann me disait bien quelque chose, mais j’aurais alors été bien incapable de citer ne serait-ce qu’une seule de ses compositions. Toujours est-il que ce morceau, de sa voix soyeuse et de ses vibrations de thérémine saisissantes, est immédiatement venu s’accrocher à moi. Et, depuis, ses crescendos déchirants n’en finissent pas de revenir me hanter. Il est la douceur émouvante que j’ai choisie pour vous en ce mois de février, et j’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime. Lire la suite

PER STORBY JUTBRING The Thief Bunny Society

Après une longue interruption, associée à une réflexion sur l’intérêt ou non de son existence, la rubrique dite de « La douceur du mois » est de retour chez Totoromoon. Parce que, parmi vous, nombreux sont ceux qui m’ont fait part de leur goût pour cette rubrique, qui se concentre sur une pièce de musique particulière, et qui remet parfois en lumière des pièces anciennes ou oubliées. Mais aussi parce que, dans le monde de plus en plus fou qui est le nôtre, je me dis que, plus que jamais, c’est de douceur et d’amour dont nous avons besoin.

La pièce que j’ai choisie pour ouvrir cette nouvelle année de douceur est une ode à l’enfance. L’enfance et ses mystères inexplicables, l’enfance et son imaginaire, l’enfance et sa magie. Extraite de « The Thief Bunny Society », bel album auquel elle a donné son nom, elle est née du talentueux compositeur, producteur et multi-instrumentiste suédois Per Störby Jutbring. Une nouvelle merveille néo-classique magnifiquement orchestrée, à savourer pour voyager les yeux fermés. Lire la suite

ED CARLSEN Entangled

Pendant deux ans, entre sa Sardaigne d’origine et sa Pologne d’adoption, Ed Carlsen a écrit, enregistré et produit « Morning Hour », son troisième opus. C’est dans ce nouvel album, où le compositeur repousse avec talent la frontière des genres, que j’ai trouvé la douceur parfaite de ce mois d’octobre. Entangled, nichée au creux du sensible et audacieux « Morning Hour », est une nouvelle beauté issue du mariage de la musique classique et de la musique électronique, telle que le compositeur italien en a le secret. Lire la suite

ARCHIVE Again

En mai dernier, lors d’un concert époustouflant, les légendaires rockeurs britanniques d’Archive sont venus me réveiller tous les sens. La setlist était superbe, le son à la fois précis et puissant, le jeu de lumières magnifique. Trois heures de show inoubliables, manière parfaite de célébrer les 25 ans de carrière d’un collectif qui n’a jamais fini de m’enchanter.

Depuis, j’ai remis la discographie complète du groupe à l’honneur lors de mes promenades musicales nocturnes. Si le fascinant Lights demeure mon titre préféré des Anglais, il en est un autre que j’ai redécouvert à bonheur à la fin du concert colossal donné à la Seine Musicale. Plus hypnotique et majestueux encore en live que sur disque, Again, à la faveur de paroles déchirantes et de 16 belles minutes de son, fait voyager mieux qu’aucun autre, révélant le talent sans mesure d’Archive. La douceur mélancolique parfaite de cette fin d’été. Lire la suite

NICK CAVE & THE BAD SEEDS Love Letter

Nick Cave, pour moi, c’est un peu comme Depeche Mode ou The Cure. J’ai l’impression de l’avoir toujours connu. Il faisait partie de ces artistes aux voix devenues familières, que me faisait écouter mon grand frère en me mettant le casque de son walkman sur les oreilles. Je m’apprêtais à avoir 5 ans quand « From Her To Eternity » a vu le jour. C’était en juin, il y 35 ans. Je m’apprête à présent à souffler mes 40 bougies, et il est toujours là, se rappelant régulièrement à mes souvenirs. Sa voix ténébreuse à nulle autre pareille. Ses orchestrations sophistiquées. Le lyrisme de ses compositions. L’émotion au bout de chaque note.

Je me suis récemment replongée dans « No More Shall We Part », bel opus paru en 2001. J’y ai trouvé la douceur chaude et romantique en accord parfait avec ce mois de juillet. J’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime. Lire la suite

MILES OLIVER Saturdaze

C’est à l’occasion d’une belle soirée organisée il y a quelques mois par En veux-tu? En v’là! que je découvrais pour la première fois la folk sombre et habitée de Miles Oliver. Depuis, je l’ai redécouverte deux fois. Avec la sensation d’en percevoir de nouveaux aspects à chaque fois. De nouvelles énergies. De nouvelles subtilités. De nouvelles beautés. De nouvelles poésies.

« Color Me », son troisième album, est paru à l’automne dernier. J’y ai trouvé la douceur parfaite de ce début d’été. Noisy, poignante et émouvante à souhait. Lire la suite

DEATH CAB FOR CUTIE A Lack Of Color

Depuis 1997, Ben Gibbard et Death Cab For Cutie enchantent l’indie rock américain. Et, depuis quelques mois, un de leurs morceaux enchante mon petit appartement du 11e arrondissement de Paris. Il y vient, les soirs tristes, me remettre la douceur au coeur et la légèreté à l’âme. Il s’appelle A Lack Of Color, et il est extrait de « Transatlanticism », quatrième album du groupe, paru en 2003.

J’ai eu envie de le partager avec vous ce mois-ci, et j’espère qu’il saura ensoleiller vos coeurs comme il ensoleille régulièrement le mien. Lire la suite

RICHARD LUKE Everything A Reason

Le 13 avril 2018, Richard Luke était à l’honneur dans ma chronique « douceur du mois », choisie chaque mois pour vous, ici. Le 13 avril 2019, Richard Luke est de retour, et signe une nouvelle beauté d’album néo-classique, que j’ai de nouveau choisi de mettre à l’honneur. J’y ai une fois de plus trouvé la douceur parfaite de ce printemps, et j’espère qu’elle vous plaira comme elle m’a plu. Lire la suite