HAYTHEM MAHBOULI Catching Moments In Time

Hier, j’ai eu 40 ans.

J’ai respiré un grand coup, et décidé une fois pour toutes de regarder devant.

Accepter ce qui a été. Croire en ce qui sera. Savourer ce qui est.

Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait, mais j’espère que nous pourrons cheminer ensemble, vous et moi, encore un moment. Pour l’heure, et pour commencer cette nouvelle année de ma petite vie, j’ai choisi de partager avec vous un album pour lequel j’ai eu un véritable coup de coeur. Prise dans le tourbillon des concerts et des festivals, je n’avais pas encore eu le temps d’écrire sur lui, mais je suis ravie de pouvoir le faire aujourd’hui. « Catching Moments In Time », du compositeur tunisien Haythem Mahbouli, est paru au printemps chez Schole Records. En plus d’être sublime de beauté, il porte un titre absolument parfait. En ces jours de caps et de bilans. En ces jours où l’on voudrait ralentir le temps. Et saisir, au mieux, l’instant.

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NICK CAVE & THE BAD SEEDS Love Letter

Nick Cave, pour moi, c’est un peu comme Depeche Mode ou The Cure. J’ai l’impression de l’avoir toujours connu. Il faisait partie de ces artistes aux voix devenues familières, que me faisait écouter mon grand frère en me mettant le casque de son walkman sur les oreilles. Je m’apprêtais à avoir 5 ans quand « From Her To Eternity » a vu le jour. C’était en juin, il y 35 ans. Je m’apprête à présent à souffler mes 40 bougies, et il est toujours là, se rappelant régulièrement à mes souvenirs. Sa voix ténébreuse à nulle autre pareille. Ses orchestrations sophistiquées. Le lyrisme de ses compositions. L’émotion au bout de chaque note.

Je me suis récemment replongée dans « No More Shall We Part », bel opus paru en 2001. J’y ai trouvé la douceur chaude et romantique en accord parfait avec ce mois de juillet. J’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime. Lire la suite

MILES OLIVER Saturdaze

C’est à l’occasion d’une belle soirée organisée il y a quelques mois par En veux-tu? En v’là! que je découvrais pour la première fois la folk sombre et habitée de Miles Oliver. Depuis, je l’ai redécouverte deux fois. Avec la sensation d’en percevoir de nouveaux aspects à chaque fois. De nouvelles énergies. De nouvelles subtilités. De nouvelles beautés. De nouvelles poésies.

« Color Me », son troisième album, est paru à l’automne dernier. J’y ai trouvé la douceur parfaite de ce début d’été. Noisy, poignante et émouvante à souhait. Lire la suite

! 600e ! LOUIS JUCKER Kråkeslottet

La vie en noir et blanc.

Il y a les jours noirs. Noirs dehors et noirs dedans. Les jours où j’ai envie de tout envoyer valser. Roulée en boule, larmes dégoulinantes, dans l’obscurité. Les jours de blessures trop vives, de passé trop lourd et d’avenir trop flou.

Il y a les jours blancs. Blancs dehors et blancs dedans. Les jours où j’ai envie de tout croquer. Combinaison à fleurs, soleil au zénith et parfum de muguet. Les jours d’espoirs fous, de sourires au coeur et de rêves éveillés.

Du blanc au noir, du noir au blanc. Palpiter. Tomber. Recommencer. Vivre. Vibrer.

Parfois, j’aimerais bien du gris. Je me dis que ça doit être reposant, le gris. Mais au bout du compte, j’en reviens toujours à la saveur intense et contrastée du noir et blanc, même si c’est épuisant.

En musique, c’est pareil. Je tombe d’amour pour les artistes qui parviennent à marier le noir au blanc. Ceux qui savent manier les paradoxes, et mettre des notes troublantes sur mes jours en clair-obscur. Louis Jucker est de ceux là. Echappé de Coilguns et de son punk hardcore de prédilection, le musicien suisse aux multiples projets a récemment donné le jour à des compositions tendues sur un fil. A la fois lentes et urgentes. Intimes et vibrantes. Ecorchées vives et d’un calme olympien.

« Kråkeslottet », le « château du corbeau », est le 600e article que j’écris sur ce blog. Du souffle du vent au froissement d’une bobine qui se déroule, du piano à la cithare, de la machine à écrire à la guitare, il est un album qui semble vouloir à la fois se détacher du temps et le capturer l’espace d’un instant. Triste et lumineux, à fleur de peau, perpétuellement au bord de la rupture, il est venu résonner en moi à m’en faire peur. Et j’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime. Lire la suite

BLANKENBERGE More

Par les bons soins des Russes de Blankenberge, le shoegaze est de retour chez Totoromoon. Pour mon plus grand bonheur et celui de mes tympans. « More » est le deuxième album du groupe. Paru tout juste un an et demi après l’enchanteur « Radiogaze », dont quelques exemplaires vinyles sont encore disponibles chez Elusive Sound, « More » s’inscrit dans la droite ligne de son prédécesseur. Toujours envoûtantes, les ondes brumeuses de guitares saturées et de voix lointaines viennent envelopper l’auditeur, le perdant au coeur d’un voyage dont la destination restera pour toujours une énigme. Onirique et savoureux à souhait. Lire la suite

DEATH CAB FOR CUTIE A Lack Of Color

Depuis 1997, Ben Gibbard et Death Cab For Cutie enchantent l’indie rock américain. Et, depuis quelques mois, un de leurs morceaux enchante mon petit appartement du 11e arrondissement de Paris. Il y vient, les soirs tristes, me remettre la douceur au coeur et la légèreté à l’âme. Il s’appelle A Lack Of Color, et il est extrait de « Transatlanticism », quatrième album du groupe, paru en 2003.

J’ai eu envie de le partager avec vous ce mois-ci, et j’espère qu’il saura ensoleiller vos coeurs comme il ensoleille régulièrement le mien. Lire la suite

OROUNI Partitions

Projet du talentueux songwriter Rémi Antoni, Orouni est à la pop made in France ce que Belle & Sebastian et The Divine Comedy sont pour moi à la pop britannique. Des joyaux aussi beaux que subtils et délicatement ciselés.

Après « Somewhere In Dreamland », l’EP le plus lumineux de mon année 2017, Orouni est de retour avec un nouvel album. Fort d’une pop toujours gracieuse et gorgée de soleil, candide sans pour autant manquer de sérieux, « Partitions » est sans nul doute l’album le plus ambitieux composé à ce jour par Orouni. Des mélodies accrocheuses, des orchestrations originales, des arrangements soignés. Un album plus riche et plus raffiné que jamais. Lire la suite

BLAIR CORON On The Nature Of Things

Des fleurs et des feuilles. Du rouge, du jaune, du bleu, du violet, du rose et du vert.

Des violons. Un alto, un violoncelle, une harpe, une flûte, une mandoline, une guitare, un synthétiseur et un piano.

Des violons encore.

Beaucoup.

Et puis tout à coup, des voix.

Tel est le premier album du compositeur écossais Blair Coron, « On The Nature Of Things ». Nouvelle émouvante beauté où musique classique et chansons folk se côtoient de la manière la plus audacieuse et délicieuse qui soit. A découvrir. Lire la suite

RICHARD LUKE Everything A Reason

Le 13 avril 2018, Richard Luke était à l’honneur dans ma chronique « douceur du mois », choisie chaque mois pour vous, ici. Le 13 avril 2019, Richard Luke est de retour, et signe une nouvelle beauté d’album néo-classique, que j’ai de nouveau choisi de mettre à l’honneur. J’y ai une fois de plus trouvé la douceur parfaite de ce printemps, et j’espère qu’elle vous plaira comme elle m’a plu. Lire la suite

RICHARD ANDREWS The Golden Fascination

Il y a quelques jours, le Toulousain Andrew Richards alias Richard Andrews donnait le jour à son premier album solo. C’est sous un pseudonyme en forme d’alter ego que le musicien dévoilait « The Golden Fascination », recueil de dix chansons intimistes et délicatement ouatées, portées par une voix comme sortie d’un rêve. Murmurer des confidences, savourer le silence et se draper d’innocence pour parer à l’absurdité du monde, c’est ce que propose Richard Andrews dans ce très bel opus à découvrir. Lire la suite