ED CARLSEN Elusive Frames

En 2016, le premier album d’Ed Carlsen, « The Journey Tapes », était dès sa parution venu tout droit se classer dans mon top des meilleurs albums de l’année. Le jeune compositeur italien est de retour avec un nouvel EP, composé l’hiver dernier à Copenhague. Il s’appelle « Elusive Frames » et il s’inscrit dans la droite lignée de son grand frère. Un très bel opus néo-classique où piano, synthétiseur, guitare et cordes se marient à merveille. A savourer absolument. Lire la suite

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ED CARLSEN The Journey Tapes

Ed Carlsen_The Journey Tapes

Une nouvelle beauté néo-classique vient de voir le jour chez Moderna Records. « The Journey Tapes » est le premier album du compositeur italien basé à Copenhague Ed Carlsen. Un album aux compositions lumineuses et sensibles, habitées par les paysages enchanteurs du Danemark. A découvrir absolument. Lire la suite

JACOB DAVID Omkuld

Jacob David_Omkuld

Quand j’ai le coeur lourd et les yeux tristes, j’aime revenir à mes premières amours musicales. Mes premières amours, celles qui sont à l’origine de tout. Bien avant le post-rock, ce genre musical que j’aime aussi tellement parce qu’il s’inspire d’elles et me les rappelle. Mes premières amours, ce sont la musique classique et cet instrument devant lequel je m’asseyais pour jouer alors que j’étais à peine haute comme trois pommes et que mes pieds ne touchaient pas terre. Cet instrument qui m’a sauvée dans les moments d’angoisse… le piano.

Grâce au très beau label québécois Moderna Records, j’ai pu découvrir il y a quelques jours de récents et merveilleux albums revisitant la musique classique. Ce genre qui est la source à laquelle tant d’autres s’abreuvent, de certains courants pop au rock progressif, en passant par le métal symphonique et la musique de film. Un genre qui a une place chère dans mon coeur et mes souvenirs.

Parmi les récentes publications de Moderna Records, il est un album qui m’a littéralement envoûtée : celui du danois Jacob David, « Omkuld ». Il est arrivé pile à temps dans ma boîte à lettres, en ce début d’année qui m’a déjà apporté son lot de mauvaises nouvelles et de bâtons dans les roues. Dans cette vie qui n’est jamais simple et qui semble s’amuser à mettre à l’épreuve les petits êtres sensibles que nous sommes. C’est ainsi, il y aura toujours des méandres et des tempêtes, au bord du chemin. Alors, on se concentre pour faire grandir la douceur autant que possible. Pour s’en construire un rempart.

L’un de mes remparts à moi, c’est la musique. Et les notes du piano de Jacob David en sont de nouvelles briques. Lire la suite

THE RAVEONETTES Pe’Ahi

the-raveonettes-peahi

C’est complètement par hasard que j’ai appris la sortie du nouvel album des Raveonettes, paru il y a quelques jours dans la plus grande discrétion. Baptisé du nom d’un célèbre spot de surf hawaïen, « Pe’Ahi » se place en digne successeur du précédent opus du groupe, le très bon « Observator » (pour lire ou relire ma chronique de l’album, c’est ici), né il y a à peine deux ans.

Pour ce septième album à la pochette à cran d’arrêt sur fond turquoise, le duo danois conserve ses recettes favorites : des sonorités vintages, distordues et saturées, mêlées à des voix suaves qui font trembler autant que leurs décharges de guitares noisy… Bien que dans l’ensemble moins aériennes que sur le précédent album, les mélodies ont toujours ici quelque chose d’hypnotique. Deci delà des influences surf rock teintent certains morceaux et font écho au titre de l’album. Sur d’autres, les larsens brouillent les mélodies, sombres, lancinantes. Les sonorités sont tantôt tranchantes et incisives, tantôt légères et évanescentes, à l’image du paradoxe que laisse entendre la pochette du disque. Et la noirceur d’un rock brutal et saturé alterne avec la délicatesse d’une pop sixties sucrée, au gré des ruptures de rythmes et variations mélodiques. Lire la suite