EMMA RUTH RUNDLE On Dark Horses

Cet été, lors d’une soirée au Trabendo, et alors que son troisième album solo s’apprêtait à voir le jour, je découvrais Emma Ruth Rundle. Elle assurait, seule sur scène avec sa guitare, la première partie de Chelsea Wolfe. Si j’ai détesté la performance maniérée de la seconde, j’ai en revanche été bouleversée par celle, poignante et sensible, de la première. Guitariste de The Nocturnes, puis de Red Sparowes et de Marriages, la talentueuse artiste américaine a plus d’une corde à son arc, et elle ne le prouve jamais aussi bien que lorsqu’elle chante ses propres compositions. Merveilleusement écrites, elles sont intimes et saisissantes, émouvantes et habitées.

« On Dark Horses » est paru en septembre chez Sargent House, et je vous le recommande vivement. Lire la suite

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CAT POWER Stay

Sensible et émouvant, tel est une fois de plus le nouvel album de Cat Power. Mais, si c’est une guitare que tient la musicienne sur la pochette de « Wanderer », c’est toujours au piano que je la préfère. Là où elle excelle à magnifier sa sensibilité artistique à fleur de peau, comme elle le fait dans sa sublime reprise de la chanson Stay, initialement chantée par Rihanna en 2012.

Une interprétation folk, chaude et épurée, douceur parfaite de cette fin d’année. Lire la suite

KRAMIES Of All The Places Been & Everything The End

C’est en Irlande, à la faveur d’un séjour derrière les murs d’un vieux château, imprégné de la beauté de ses paysages environnants, que Kramies a puisé l’inspiration des chansons de son nouvel EP. « Of All The Places Been & Everything The End » vient tout juste de paraître. Il est un nouveau bijou à la croisée d’une dream pop soyeuse et d’une folk éthérée, signé du talentueux songwritter américain. Lire la suite

HER NAME IS CALLA The Dead Rift EP

Depuis bientôt 15 ans, Her Name Is Calla oeuvre à distiller du lyrisme dans la pop, et de la pop dans le post-rock. Le groupe anglais aime brouiller les pistes et mêler les genres, et il le fait avec un talent remarquable, et avec une merveilleuse poésie. Son dernier EP, « The Dead Rift », est paru il y a quelques jours, et je vous le recommande vivement. Lire la suite

YNDI HALDA A Sun-Coloured Shaker

Il est des disques capables de marquer une vie. « Enjoy Eternal Bliss », premier album du quintet anglais Yndi Halda, est de ceux-là. Depuis plus de dix ans, il rayonne, tout en haut, dans le cieux des albums les plus chers à mon coeur.

Il y a, chez Yndi Halda, cette profonde douceur qui parvient toujours à vaincre la rage, cette mélancolie teintée d’espoir qui transporte au lieu de faire sombrer, cette flamboyance intemporelle et unique au monde.

En cette fin d’hiver, Yndi Halda est de retour avec un nouvel opus. Petit EP composé d’une pièce unique, « A Sun-Coloured Shaker » est une nouvelle beauté délicatement soyeuse, entourée de cette aura de grâce dont le groupe a le secret. Lire la suite

GARCIAPHONE Dreameater

Quoi de mieux pour sortir doucement de l’hiver qu’un bel album de pop acoustique enchanteresse ? Mené par le talentueux Olivier Perez, Garciaphone a donné le jour il y a quelques mois à son troisième album. De ses mélodies délicatement lumineuses, « Dreameater » vient manger les rêves. Sur lui, planent les fantômes d’Elliott Smith et Jason Lytle, mais ses arrangements aériens et son voile de lumière sensible et radieux sont uniques. Un délice à savourer sans modération. Lire la suite

ADRIAN CROWLEY Dark Eyed Messenger au Pop Up du Label

De sa folk tragique et ténébreuse, et de son spleen enveloppant, Adrian Crowley vient hanter la pénombre des nuits d’hiver.

A la fin de l’année dernière, le compositeur irlandais donnait le jour à son huitième album, « Dark Eyed Messenger ». C’est dans la petite salle du Pop Up du Label, à Paris, que je l’ai découvert il y a quelques jours. Sa voix caverneuse et habitée, son charme magnétique, son univers intimiste et feutré. Son set, merveilleusement suspendu hors du temps. Sublime. Lire la suite

KRAMIES I Wish I Missed You

Le 13 novembre 2015, au Bataclan et dans les rues de Paris, la mort a remplacé la joie, et la barbarie est venue souiller un des endroits qui m’est le plus cher au monde.

Deux ans après, je n’oublie pas. Je n’oublierai jamais.

En ce jour de novembre gravé dans ma mémoire, la douceur, l’art, la beauté, l’amitié et le partage sont plus que jamais ce dont j’ai besoin. C’est toujours avec l’espoir que la joie et l’amour triomphent sur la haine et la terreur que je continue à écrire. A me rendre à des concerts. A partager. A rêver.

En ce jour de novembre, j’ai donc choisi de partager avec vous une chanson libre comme l’air. Une chanson évanescente et magnifique. Elle est l’oeuvre de l’un des artistes les plus chers à mon coeur, le talentueux songwriter américain Kramies. Et elle est de toute beauté. Lire la suite

MOLLY BURCH Please Be Mine

Peut-on encore écouter des chansons d’amour quand on a le coeur brisé ? L’impression qu’on ne pourra plus jamais aimer. Plus jamais donner son coeur à nouveau. Ce coeur en mille morceaux.

J’ai découvert Molly Burch il y a quelques jours, à l’occasion d’une soirée de concerts à l’Espace B. Ses compositions au croisement de la folk, de la country et du jazz, loin de ma sensibilité musicale, n’avaient, sur le papier, rien pour me plaire. Et pourtant, de sa voix chaude, profonde et habitée, elle m’a littéralement bouleversée.

Molly Burch chante les histoires d’amour. Elle chante aussi les coeurs brisés. Et elle le fait avec une sensibilité et un talent remarquables.  Lire la suite

DRY THE RIVER Shallow Bed

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A l’heure où mon coeur n’en finit plus de jouer aux montagnes russes.

A l’heure où mon corps me rappelle sans cesse les blessures que mon âme tente d’oublier.

A l’heure où la brume semble ne jamais finir de se faire plus épaisse.

A l’heure où l’on a si mal qu’on en oublie de respirer.

Il reste la musique.

Celle qui transporte loin.

Celle qui fait oublier les chagrins.

Celle qui rappelle les belles choses.

Celle qui redonne du souffle.

Celle qui sauve la vie.

Du fond des tempêtes, des douleurs et de mon coeur détraqué, j’ai trouvé récemment le disque parfait pour traverser les jours sombres. Il s’appelle « Shallow Bed », il est le premier album d’un groupe britannique que j’ai découvert alors qu’il n’existait déjà plus. Et il a le pouvoir de faire se dissiper la brume.

Pour ne pas se laisser engloutir.

Pour regarder le bord du gouffre, yeux grands ouverts, et continuer d’avancer.

Pour se dire que, quels que soient les obstacles à surmonter, il y a une lumière au bout du chemin. Et que la vie est trop précieuse pour oublier de se battre pour elle, et d’en savourer les belles choses. Lire la suite