LEVI PATEL A Shifting Lightness

Entre les tonitruances de voix et de guitares qui font sortir la rage et hurler, et les douceurs mélancoliques délicates qui font pleurer, ces jours-ci, mon coeur balance. Deux formes de catharsis. Différentes. Complémentaires. Parfaites, chacune à leur manière.

A l’heure où j’écris ces lignes, terrée depuis maintenant 6 jours dans mon petit studio parisien, terrifiée à l’idée de mettre le nez dehors et d’ajouter un nouveau paragraphe à mon historique médical déjà plus que chargé, la tendance est plutôt à la larme à l’oeil. Hier, j’apprenais qu’un membre très cher de ma famille présentait plusieurs symptômes de cette saleté de virus. D’abord, la rage. Du bon post metal à fond dans mon appartement, avec une bonne grosse voix en colère qui sort ses tripes sur mon tapis. Ensuite, l’inquiétude et les prières silencieuses. Du néo-classique au casque au fond de mon lit, avec une bonne dose de violons qui font dégouliner les sanglots.

Depuis hier, et là encore, tout de suite, ma catharsis s’appelle « A Shifting Lightness ». Elle est signée du jeune compositeur Levi Patel, et arrive tout droit de Nouvelle Zélande. Pour l’écrire, Levi Patel s’est isolé pendant dix-huit mois dans une petite ville côtière du nord de l’île. Et de cet isolement solitaire est né une beauté musicale introspective, délicate et apaisée. Lire la suite