LCD SOUNDSYSTEM American Dream

Sept ans après la sortie de « This Is Happening », et six ans après un extravagant concert d’adieu au Madison Square Garden et la dissolution d’LCD Soundsystem, James Murphy et sa bande ressuscitent avec un nouvel album, qui ravira les amateurs de l’électro-pop à la fois dansante et émouvante de ces New-Yorkais chers à nos coeurs. « American Dream » est né le 1er septembre, et il est l’ingrédient parfait pour redonner du groove à cette fin d’été. Lire la suite

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BLONDE REDHEAD 3 O’Clock au Trianon

Blonde Redhead est certainement l’un des groupes les plus troublants qui me soit donné d’aimer. Naviguant d’un noise rock débridé à une pop gracieuse, d’une voix féminine à une voix masculine, le trio new yorkais aime brouiller les pistes, expérimenter et déconcerter. Et il le fait avec un talent qui prend tout son sens sur scène, où il excelle à distiller un son inimitable.

La japonaise Kazu Makino, et les jumeaux italiens Amedeo et Simone Pace étaient de retour à Paris le 1er mars pour fêter leurs 20 ans de carrière et la sortie de leur nouvel EP, « 3 O’Clock ». Un moment d’une intensité qui a semblé faire se suspendre le temps. Brillant. Lire la suite

MATHEW ROTH Written & Unsent

Mathew Roth_cover

Ecouter et jouer de la musique pour dissiper la brume qui est en soi.

Apprendre la basse, se remettre devant son piano. Tels sont les remèdes que j’ai choisis ces derniers mois pour chasser les tristesses intérieures. Pour faire se dissiper la brume. Pincer les cordes, poser de nouveau ses doigts sur les touches noires et blanches, faire résonner la musique et laisser s’envoler quelques instants tout ce qui encombre.

Et puis, écouter ces artistes qui font vivre la musique. Parmi eux, ceux qui revisitent la musique classique à travers le piano ont une place chère dans mon coeur. Le dernier à avoir touché mon âme est un jeune américain, basé à Ithaca dans l’Etat de New York. Mathew Roth a aimé et pratiqué les percussions pendant de longues années, avant de découvrir la magie du piano. A travers des compositions minimalistes empreintes des richesses rythmiques de son passé de percussionniste, il explore les différentes facettes de cet instrument aux multiples ressources. Lire la suite

REGINA SPEKTOR Samson

Regina Spektor_Begin To Hope

La série « Orange Is The New Black », dans laquelle je suis plongée en ce moment, m’a donné envie de réécouter mon disque de Regina Spektor, « Begin To Hope ». Parce que j’ai instantanément reconnu la jolie voix de la compositrice américaine d’origine russe dans le générique de cette série à la fois humaine, drôle, tendre, grave et sensible qui m’a tout de suite beaucoup plu.

Et réentendre la jolie voix de la talentueuse Regina Spektor m’a donné envie de partager avec vous l’une de ses belles chansons. Elle qui sait si bien allier douceur et caractère, force d’écriture et lyrisme enchanteur. Une artiste parfaite pour la petite douceur de ce mois d’avril. Lire la suite

INTERPOL à l’Olympia

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La dernière fois que j’ai vu Interpol en concert, c’était il y a quelques mois, dans la douce chaleur du mois de juillet à l’Alhambra. En cette journée de début d’été, le rock froid et sombre de Paul Banks et ses comparses avait merveilleusement enflammé la petite salle parisienne.

Cette semaine, les costumes noirs des new-yorkais étaient de retour à Paris. Au mardi soir d’été a succédé un mardi soir d’hiver. A la douce chaleur lumineuse se sont substitué le froid et l’obscurité. L’hiver, la saison qui correspond le mieux à la musique à l’héritage coldwave, sombre et glacée d’Interpol. Lire la suite

THE RAVEONETTES au Music Hall Of Williamsburg

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Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’assister à un concert des Raveonettes au Music Hall Of Williamsburg de Brooklyn.

Le duo danois venait présenter son nouvel album, « Pe’Ahi ». Pour en lire ou en relire ma chronique, c’est ici.

Comme toujours avec les Raveonettes, ce fut intense et tonitruant. Des décharges de guitares noisy dont mes tympans se sont souvenus pendant plusieurs jours ensuite, laissant frais à mon esprit les souvenirs de cette belle nuit de septembre dans la fascinante ville de New York. Lire la suite

INTERPOL El Pintor

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Il y a dans la musique d’Interpol une forme de romantisme noir et stylisé qui m’a toujours plu.

Alors bien sûr, depuis la vibrante prestation de l’Alhambra en juin dernier et les trois nouveaux titres dévoilés à cette occasion (mon live report de cette soirée, à lire ou à relire par ici), j’attendais avec une impatience non dissimulée la sortie d’ « El Pintor », cinquième album des emblématiques rockeurs aux costumes sombres.

Le groupe a choisi l’anagramme de son nom et le mot peintre en espagnol pour baptiser ce nouvel opus. Et en effet, c’est une oeuvre proche d’une toile de maître que nous offrent les new yorkais, désormais sous la forme d’un trio après le départ de leur bassiste, mais plus en forme que jamais. Les lettres sont redistribuées, mais le son d’inspiration cold wave est toujours tel qu’à l’origine, inimitable. Lire la suite

BLONDE REDHEAD Barragán

Blonde Redhead_Barragan

C’est de la rencontre de deux jumeaux italiens et d’une étudiante en art japonaise qu’est né Blonde Redhead, il y a 20 ans, à Manhattan. Le trio new yorkais nous a, depuis, gratifiés de huit albums toujours singuliers, allant du rock débridé à la pop gracieuse.

Le sublime « Misery Is A Butterfly », paru en 2004, continue depuis 10 ans à tourner régulièrement dans mon baladeur MP3, sans prendre une ride.

Il y a quelques jours, est paru « Barragán », neuvième album du groupe. Ici, le trio a troqué les guitares abrasives de ses débuts contre une instrumentation plus minimaliste faisant cohabiter guitares éthérées, flûte et clavecin. Quelques touches électroniques viennent agrémenter l’ensemble. Les compositions s’épanouissent dans une atmosphère de simplicité presque déconcertante, qu’il faut apprivoiser à mesure de l’écoute. Fragiles, inspirées, elles sont riches d’expérimentations subtiles et audacieuses. Lire la suite

INTERPOL à l’Alhambra

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Alors qu’ils s’apprêtent à sortir leur cinquième album studio, baptisé « El Pintor », les New Yorkais d’Interpol, jusqu’alors habitués des grandes salles, sont venus régaler leurs fans il y a quelques jours avec un concert intimiste et mémorable dans la jolie salle parisienne de l’Alhambra.

Partis en quelques minutes, les billets pour cet événement se sont arrachés de haute lutte, bien que la réputation du groupe en live soit des plus glaciales. Mais c’était déjà à l’Alhambra que Paul Banks, chanteur et guitariste du groupe, était venu présenter ses deux albums solos lors de soirées bien plus chaleureuses et émouvantes que les précédentes prestations d’Interpol au complet… car il faut bien l’avouer, Interpol en live, c’est plutôt statique et sans réelle saveur. Et j’ajouterai même que les derniers concerts que j’ai vus d’eux manquaient cruellement de générosité. Pourtant, quand j’ai appris leur date à l’Alhambra, je n’ai pas hésité une seconde à la tentation de réentendre en live ce son que j’aime tant, et de leur donner une nouvelle chance de me séduire.

Et j’ai bien fait car, la semaine dernière, Interpol a littéralement fait vibrer la petite salle parisienne, devant un public conquis. Lire la suite