KEREN ANN Strange Weather

Il paraît que demain, c’est la Saint Valentin. Moultes publicités, vitrines et autres sollicitations commerciales sont là pour nous le rappeler. Difficile donc de l’oublier. Au moment même où j’écris ces lignes, une notification du site « La Fourchette » m’interrompt, en m’envoyant un message contenant « les meilleures adresses sélectionnées par Cupidon », le tout agrémenté d’un petit coeur rouge traversé d’une flèche. Cette flèche qui vient tout droit se planter dans le mien, de coeur, pour me rappeler que moi, d’amoureux, je n’en ai plus depuis longtemps. Encore un bon coup de remuage de couteau dans la plaie, en règle.

Qu’à cela ne tienne, pas besoin de Valentin, ni des sélections gastronomiques de Cupidon, pour avoir envie de célébrer l’amour, chacun à sa manière. Et ma manière préférée, dans ce monde où l’on manque souvent cruellement de douceur et d’amour, c’est d’écouter et de partager des chansons. Alors, même si je ne crois pas qu’il faille le faire ce jour-ci plus qu’un autre, l’occasion est trop belle, écoutons des chansons d’amour. Des chansons d’amour tristes et belles, bien sûr, comme je les aime. De celles qui remuent le coeur, et font sortir toutes les larmes qu’on a en stock à l’intérieur.

La chanson que j’ai choisie pour l’occasion m’est arrivée par les hasards bienheureux du web. De ceux venus des enchaînements, souvent incompréhensibles, de vidéos Youtube. Un jour est ainsi arrivé dans mes enceintes ce Strange Weather, daté de 2011 et pourtant encore totalement inédit pour moi. Le nom de Keren Ann me disait bien quelque chose, mais j’aurais alors été bien incapable de citer ne serait-ce qu’une seule de ses compositions. Toujours est-il que ce morceau, de sa voix soyeuse et de ses vibrations de thérémine saisissantes, est immédiatement venu s’accrocher à moi. Et, depuis, ses crescendos déchirants n’en finissent pas de revenir me hanter. Il est la douceur émouvante que j’ai choisie pour vous en ce mois de février, et j’espère que vous l’aimerez autant que je l’aime.

Voici Strange Weather, extrait de l’album « 101 » (2011) :

She’ll take you back, don’t make believe
You wanna think it through
I’ve loved before, I’ll love again
I know that yours was true

Wake up slowly, there are blue skies
Cutting white lines in black matter
I see them shining through your drunken eyes
Carving silver is strange weather

I’ll meet a man, we’ll make a home
And travel to the deep
Of further lines with hidden dreams
The broken hearted keep

Wake up slowly, there are blue skies
Cutting white lines in black matter
I see them shining through your drunken eyes
Carving silver is strange weather

She’ll take you back, don’t make believe
You wanna think it through
I’ve loved before, I’ll love again
I know that yours was true

Wake up slowly, there are blue skies
Cutting white lines in black matter
I see them shining through your drunken eyes
They only want me in strange weather

In a small room, on a naked floor
With the blinded heart of black matter
I could hear you through the front door
Carving silver is strange weather

She’ll take you back, don’t make believe
You wanna think it through
I’ve loved before, I’ll love again
I know that yours was true

Eglantine / Totoromoon

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